Les tensions militaires persistent dans l’Est de la République démocratique du Congo, où la situation sur le terrain continue de s’aggraver malgré les accords de cessez-le-feu. Samedi 16 août, les États-Unis ont réagi officiellement. A travers un message sur son compte X, le conseiller principal pour l’Afrique au Département d’État, Massad Fares Boulos, a condamné la recrudescence des violences. Pour Washington, cette reprise des hostilités « compromet les perspectives de paix et de prospérité » dans une région déjà fragilisée par des décennies de conflits.
Sur le terrain, les affrontements entre les Forces armées de la RDC (FARDC) et la coalition M23/AFC soutenue par le Rwanda se poursuivent, chaque camp rejetant la responsabilité des violations. Kinshasa accuse la rébellion de mener des attaques meurtrières contre des civils, tandis que le mouvement rebelle affirme que l’armée congolaise multiplie les offensives et déploie de nouveaux renforts, citant l’arrivée de navires militaires à Uvira transportant plus d’un millier de soldats.
L’impasse diplomatique complique davantage la situation. La rencontre prévue début août à Doha entre les deux parties n’a pas eu lieu, en dépit de la médiation du Qatar qui poussait pour un échange de prisonniers encadré par la Croix-Rouge. L’ONU, par la voix de son Haut-Commissaire aux droits de l’homme Volker Türk, a rappelé le 6 août à Genève la nécessité urgente de protéger les populations civiles et d’engager des négociations sérieuses et de bonne foi.
Face à cette escalade, la pression internationale s’intensifie, mais l’absence de confiance entre les belligérants bloque toute avancée tangible. Le spectre d’un enlisement prolongé plane désormais sur un processus de paix déjà vacillant.
PK





