RDC : la peine de mort requise contre Joseph Kabila

 

L’annonce de la réquisition de la peine capitale contre l’ancien président Joseph Kabila a provoqué un véritable séisme politique en République démocratique du Congo. Ce vendredi 22 août 2025, l’auditeur général des FARDC, le général Lucien René Likulia, a demandé à la Haute Cour militaire de condamner l’ex-chef d’État pour des crimes jugés « imprescriptibles », parmi lesquels la trahison et de graves violations des droits humains. Une procédure inédite, qui place le pays face à un moment de vérité sur son passé récent.

Le dossier judiciaire mentionne une série de crimes imputés à l’ancien dirigeant, allant de la répression sanglante aux violations massives de la sécurité nationale. Figurent notamment le viol, la torture, l’occupation forcée de territoires stratégiques à l’Est du pays, ainsi que des crimes de guerre présumés. Pour les parties civiles, ce procès vise à établir des responsabilités individuelles dans des décennies de souffrances endurées par la population congolaise.

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Au-delà du cadre judiciaire, ce procès historique ouvre un débat de fond sur la reddition des comptes des anciens dirigeants africains. La RDC et les provinces meurtries de l’Est réclament 24 milliards de dollars en réparation, une exigence qui illustre à la fois la quête de justice et les attentes d’un peuple longtemps éprouvé. Entre recherche de vérité, pressions politiques et aspirations populaires, l’affaire Kabila pourrait redéfinir les contours de la justice transitionnelle en Afrique centrale.


PK

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