On en parle depuis longtemps : il ne fait plus bon vivre dans plusieurs quartiers de Lubumbashi, chef-lieu du Haut-Katanga, tant l’insécurité y dicte sa loi.
Vols à main armée, agressions physiques, chasse à l’homme, arrestations arbitraires, extorsions, actes de xénophobie… bref, la vie à Lubumbashi est devenue un véritable chemin de croix. Certains habitants de cette partie de la RDC sont parfois contraints de se cloîtrer chez eux, de peur de tomber victimes et d’y laisser la vie.
Pour certaines sources, cette situation porte la marque d’une « main noire ». Des politiques et des gradés de l’armée sont pointés du doigt comme étant derrière ce chaos qui sévit depuis un certain temps. Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux montrent même des policiers insécurisant la population au lieu d’assurer sa protection. Les actes de xénophobie se multiplient sans la moindre réaction des autorités compétentes. Le récent changement intervenu à la tête de la province est également cité comme l’une des causes de ce climat délétère. « C’est intolérable que la stabilité d’une partie du pays dépende des humeurs de certains politiques visiblement frustrés », estiment plusieurs observateurs.
Face à ce constat, les autorités nationales sont appelées à s’attaquer sans délai à cette gangrène, au lieu d’attendre une fois de plus l’intervention de partenaires extérieurs. De nombreuses voix condamnent le silence des responsables, qui ne fait qu’aggraver la situation. Faut-il rappeler que Lubumbashi est le chef-lieu de l’une des provinces les plus riches du pays ? Alors, assez !
Zamenga Odimbale





