RDC : Kinshasa dénonce une « justice parallèle » du M23 et réaffirme l’autorité de l’État

 

Le Gouvernement congolais a vivement réagi à la récente initiative du mouvement du 23 mars (M23), qui a annoncé la mise en place d’un appareil judiciaire dans les zones qu’il contrôle au Nord-Kivu et au Sud-Kivu. Pour Kinshasa, cette démarche constitue une atteinte grave à la souveraineté nationale et une violation manifeste de la Constitution.

Lors du 56ᵉ Conseil des ministres tenu vendredi 29 août, le Ministre de la Justice, Guillaume Ngefa, a rappelé que « la Constitution de la RDC reconnait à la seule autorité de la loi le pouvoir d’instituer les tribunaux extraordinaires ou d’exception sous quelques dénominations que ce soient », qualifiant l’initiative des rebelles de « totalement illégale ».

Face à cette tentative d’imposer une justice parallèle, Kinshasa entend interdire toute reconnaissance des décisions émanant du M23/AFC. Les actes de cette structure seront déclarés « nuls et sans effet ». Le Ministre a insisté sur l’urgence de rétablir les cours et tribunaux officiels dans les zones affectées, parallèlement au redéploiement des forces de sécurité, afin de lutter efficacement contre l’impunité.

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Pour consolider l’État de droit dans les territoires encore sous contrôle gouvernemental, Guillaume Ngefa a proposé la mise en place d’une task force avec le Conseil supérieur de la magistrature, citant notamment Beni et Uvira comme zones prioritaires. Il a réaffirmé le principe de « tolérance zéro » contre les crimes et a exclu toute idée d’amnistie pour les auteurs d’atrocités ainsi que pour leurs complices. « La justice congolaise demeure l’unique cadre légitime pour trancher les litiges et sanctionner les violations », a-t-il martelé.

PK

 

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