Kinshasa : silence, H.J Hospital tue !

 

La nouvelle du décès de Divine Kumasamba, à H.J Hospital, après le refus des médecins de lui administrer des soins d’urgence faute de paiement préalable de 5 000 dollars américains, a fait l’effet d’une bombe.

Un tel comportement est jugé contraire au serment d’Hippocrate, censé guider tout médecin. Certes, l’affaire met aussi en lumière les failles de l’État congolais en matière de politique sanitaire. Mais le plus grave reste qu’une vie humaine a été perdue dans un lieu qui devait sauver.

Le cas de Divine Kumasamba illustre parfaitement la discrimination qui règne dans cette formation hospitalière : seuls les patients fortunés y trouvent secours, les autres sont condamnés. Pour les Congolais aux poches vides, franchir le seuil de H.J Hospital revient à s’exposer à la mort.


Des témoignages confirment cette pratique sélective, conséquence directe de l’absence d’un système sanitaire national digne de ce nom. Contrairement à d’autres pays africains où l’accès aux soins est garanti à tous, la RDC se distingue par la prolifération d’hôpitaux privés aux motifs purement lucratifs.

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Faut-il rappeler que H.J Hospital est une propriété d’expatriés indiens ? Ses pratiques hors normes, tolérées depuis trop longtemps, interrogent. La suspension du service des urgences, annoncée après le drame, n’est qu’un pansement sur une plaie béante.

Il est urgent que la justice se saisisse de ce dossier afin que le cas de Divine Kumasamba ne soit pas un simple chiffre de plus dans la longue liste des victimes de la négligence et de la marchandisation de la santé en RDC.

Zamenga Odimbale

 

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