Les cours restent suspendus sur toute l’étendue de la République Démocratique du Congo suite à la pandémie de Coronavirus.
Depuis le mois de décembre dernier, les apprenants n’ont toujours pas repris leurs activités scolaires.
Pour la société civile du Nord-Kivu, cette suspension pourra impacter négativement la formation des élèves et écoliers. Edgard Katembo Mateso 1er Vice-président de la société civile du Nord-Kivu estime qu’on devrait apprendre des expériences du confinement de la première vague Covid-19 l’année dernière.
“On a senti que leur niveau était rabaissé. Ce qui fait qu’avec ces reports, ces arrêts de cours, nous sommes en train de craindre que nous puissions avoir des enfants qui auront raté leur éducation, leur formation et surtout qu’au niveau de notre province, nous avons des enfants qui font face aux affres de la guerre”, a dit Edgard Katembo Mateso au cours d’une interview accordée à la presse à Butembo ce vendredi 15 janvier.
Par ailleurs, cet acteur de la société civile propose que les écoles soient des centres de riposte où des agents seront engagés pour suivre de près la santé des enfants.
“Qu’on puisse affecter à chaque école un agent sanitaire ou prendre parmi les agents une personne par exemple un directeur de discipline ou le directeur des études ou encore le préfet, qu’il soit suffisamment formé et que les mesures barrières soient communiquées aux élèves. Et qu’on place des thermoflashs pour prélever la température”, a-t-il ajouté.
Pour rappel, le Président de la République Félix Tshisekedi avait décidé de suspendre momentanément les cours pour “protéger les enfants” de la propagation de la pandémie de Coronavirus.
Christopher Kambale, à Butembo





