Trente-une (31) personnes tuées, huit (8) cas de justice populaire, treize (13) cas d’enlèvements, trente-une (31) maisons attaquées, cinq (5) véhicules braqués, voilà le tableau sombre de la situation sécuritaire du mois d’aout, dressé par la synergie des associations des jeunes pour l’éducation civique, électorale et la promotion des droits de l’homme au Sud-Kivu.
Dans son bulletin surprise rendu publique le 08 septembre courant, cette organisation parle d’une gouvernance sécuritaire qui reste déficitaire en province, sous un silence « total des autorités ».
Ce bulletin précise que le territoire de Fizi a été le plus meurtrier avec sept (7) cas suivi de Walungu et Mwenga avec chacun 5 cas et la ville de Bukavu, 4 cas. Cette dernière est cependant en tête avec le nombre des maisons attaquées, huit (8) au total suivie du territoire de Fizi qui en compte cinq (5).
« Le recours à la justice populaire a été au rendez-vous au cours de ce mois écoulé ; pour pallier au problème récurrent de l’insécurité, de l’impunité et de la corruption qui caractérise les instances judiciaires au Sud-Kivu, la population fait recours à la justice populaire. 8 cas ont été enregistrés au Sud-Kivu en août dernier dont cinq cas pour le seul territoire de Kabare », peut-on lire dans ce bulletin.
SAJECEK-Forces vives demande aux autorités et aux services de sécurité de jouer pleinement leur rôle en garantissant la sécurité aux populations civiles.
Ngaboyeka Pascal, à Bukavu





