Les activités socio-économiques ont repris dans le groupement Makeke, dans la chefferie de Babila Babombi, à plus de cent (100) kilomètres au sud de Mambasa, dans la province de l’Ituri. D’après des sources locales, cette reprise d’activités est le résultat de l’amélioration des conditions sécuritaires.
La vie a repris son droit de cité dans le groupement Makeke depuis environs deux (2) semaines. Les écoles ont rouvert leurs portes. D’après un directeur d’une école primaire joint par ACTU7.CD, toutes les activités socio-économiques ont repris dans cette entité coutumière.
Dans les groupements voisins de Bangole et Mambembe-Bella, les activités n’ont toujours pas pas repris. Plusieurs dizaines d’établissement scolaires sont toujours fermées. L’Inspecteur chef de pool du primaire dans la sous-division provinciale de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique (EPST) Mambasa 2, qui revient de cette région, a indiqué avoir ordonné aux quelques enseignants présents dans les villages de reprendre les cours avec les effectifs d’élèves présents.
Les groupements Bangole, Mambembe-Bella et Makeke, dans la chefferie de Babila Babombi, au sud de Mambasa, dans la province de l’Ituri ont été durement secoués, entre octobre et décembre 2021, par une série noire d’attaques atroces des combattants ougandais des Forces Démocratiques Alliées (ADF). Plusieurs personnes ont été tuées et d’innombrables dégâts matériels enregistrés. Il s’en est suivi un déplacement massif des habitants vers les agglomérations supposées sécurisées.
Depuis près d’un mois, le calme semble revenir dans la région. Longtemps décriées par la société civile de Babombi pour leur « inefficacité », les unités de l’armée ont été remplacées dans la zone par des unités spécialisées en combats de jungle. Depuis le 24 décembre 2021, aucune attaque n’a été signalée et le trafic a repris sur la route Biakato-Makeke.
Andy Kambale Matuku, à Mambasa





