L’attitude des députés du Front Commun pour le Congo (FCC) resté fidèles à Joseph Kabila, sur son son boycott de prendre part à la plénière visant la réforme électorale, est malhonnête. C’est l’expression choisie par les députés nationaux de l’Union Sacrée de la Nation (USN) pour qualifier ce qui s’est passé lors de la dernière plénière.
Après une rencontre ce samedi au palais du peuple, ces élus nationaux soupçonnent leurs collègues du FCC/Kabila de « tromper l’opinion sur ses motivations cachées ».
« L’Union sacrée s’inscrit dans le schéma constitutionnel et ne peut donc compromettre les valeurs démocratiques pour lesquelles elle s’est débattue et séparée du FCC auxquelles elle demeure attachée », disent-ils dans leur déclaration.
Ces députés acquis à la cause de Félix Tshisekedi ont également relevé que « la loi électorale actuellement en vigueur est un héritage du FCC seul, alors que la proposition de sa modification actuellement en discussion à l’Assemblée nationale n’est pas l’oeuvre de l’Union Sacrée, mais plutôt celle de l’opposition à l’époque où le FCC et le CACH étaient en coalition ».
Pour eux, cette attitude « antidémocratique » des adeptes de Joseph Kabila vise à « bloquer le processus électoral et à pérénniser la culture du glissement et des dialogues de partages du pouvoir ». C’est pour cette raison qu’ils invitent le FCC « au respect des principes démocratiques et lui rappelle sa responsabilité historique sur les dérives auxquelles peut conduire sa stratégie de blocage des institutions ».
Jeudi dernier, les députés FCC/Kabila avaient claqué la porte de la plénière visant à amender l’actuelle loi électorale, estimant que l’Union sacrée orchestrait une « tricherie ».
Patrick Nguwo





