Une centaine de ménages de la communauté pygmée cantonnés dans un campement situé à Mavivi-Mbandaka, à près de 12 kilomètres du centre-ville de Beni, courent un grand risque de développer les 3 épidémies auxquelles la région fait actuellement face : le Covid-19, l’Ebola ainsi que la rougeole.
En cause, on y dénombre des familles entières avec plus de 200 enfants qui ont fui l’insécurité dans plusieurs localités à la suite des atrocités des rebelles ADF en région de Beni. Là, ils vivent dans une promiscuité sans précédent depuis 2 ans maintenant.
Alors que tout le pays est mobilisé pour l’application et la mise en pratique des règles barrières édictées par le pouvoir public, aucune mesure allant dans ce sens n’est respectée dans ce camp des déplacés, même le simple lavage des mains considéré pourtant comme la règle la plus élémentaire conseillée par les autorités pour prévenir les épidémies de Coronavirus et d’Ebola. Ce qui constitue un danger permanent pour ces vulnérables.
Abordé ce mardi 21 avril par ACTU7. CD, le chef de ce campement qui dit craindre pour la vie de sa communauté, tire la sonnette d’alarme et plaide pour une assistance humanitaire, en plus de celle en kits de lavage des mains pour la protection de ces nombreuses familles exposées.
« Ebola refait surface, nous sommes informés qu’il a déjà fait des morts. On dit qu’il y a déjà aussi le Coronavirus. On voudrait bien être propre pour se protéger mais nous sommes dépourvus des lavabos ici. C’est pourquoi, nous crions à l’aide. Nous voulons éviter toutes les maladies liées aux mains sales », a expliqué la pygmée Linda Jean-Pierre, responsable de ce camp.
La Rédaction





