Dans une correspondance adressée au ministre national de la santé et dont une copie est parvenue mardi 21 avril 2020 à ACTU7.CD, le président de la Jeunesse de la Convention des Congolais Unis, CCU, et communicateur du Front Commun pour le Congo, demande un appui pour le Gouvernement provincial du Maindombe concernant la riposte contre la pandémie de Covid-19.
« Excellence Monsieur le Ministre, Je reconnais le travail grandiose que vous abattez au profit de notre pays en ce qui concerne la lutte contre la pandémie à coronavirus, alors que le monde entier reste paralysé par ce fléau. Toutefois, il est de notre devoir de vous apporter le signal lorsque nous constatons, en tant que notable, que la situation reste préoccupante dans certaines parties du pays, concernant la riposte qui doit être menée contre cette pandémie mortelle », écrit Monsenepwo Mutoto.
A en croire ce dernier, « la province du Maindombe compte à ce jour deux cas de personnes atteintes de coronavirus/Covid 19. Mais malheureusement, la province manque cruellement d’infrastructures et de logistiques qui lui permettraient de répondre à cette situation qui risque d’ici très peu, d’échapper à la vigilance jusque-là salutaire, du Ministère provincial de la santé ».
« Il y a à ce jour une absence totale d’outils médicaux de tests, de prise en charge et de dépistage qui pourraient permettre une détection sérieuse en premier ressort, des cas dits suspects. Sans oublier que les infrastructures devant abriter les cas confirmés de COVID 19 sont inexistantes. Le Gouvernement provincial fait un effort, ainsi que la société civile pour parer aux plus urgents, mais les moyens manquent », alerte Thierry Monsenepwo.
Il affirme cependant « avoir été en contact avec certaines autorités administratives qui nous informent que les premiers cas suspects sont traités à leurs domiciles, par des équipes médicales qui ne sont pas suffisamment protégées ».
« Excellence Monsieur le Ministre, si les cas de COVID confirmés dans la province du Maindombe ne sont pas sérieusement pris en charge, il y a des risques qu’elle devienne après Kinshasa, l’épicentre qui pourrait ensuite contaminer toute la partie Ouest de la RD Congo, au regard de sa situation géographique.
Notre proposition serait qu’une aide suffisante soit accordée à l’exécutif provincial pour établir un plan de riposte plus important, assorti de la mise à niveau des infrastructures sanitaires existantes et de la dotation des intrants de protection pour le personnel soignant, masques, gants, solution alcoolique, thermomètres digital, etc », peut-on lire dans cette correspondance.
Pour Thierry Monsenepwo, cela aiderait à ce que la prise en charge préventive puisse être mieux avisée. « En ce qui nous concerne, nous travaillons pour appuyer la société civile dans la sensibilisation des populations pour suivre et respecter les gestes barrières », a-t-il conclu.
Jeff Kaleb Hobiang





