Dossier Kamerhe : La LUCHA met en garde contre tout théâtre judiciaire

Le mouvement citoyen Lutte pour le Changement (LUCHA) se réjouit de l’arrestation de Vital Kamerhe, directeur de cabinet du Chef de l’État, Félix Tshisekedi, dans une affaire de détournement présumé des fonds alloués aux travaux de 100 jours du Président de la République.

Georges Fundji, militant de la LUCHA qui le dit prévient que l’État de droit ne se limite pas qu’à l’arrestation de Vital Kamerhe. Selon lui-même, dans un État totalitaire, les arrestations se font.

« La LUCHA se réjouit de l’arrestation de Vital Kamerhe. Mais nous attendons voir jusqu’où cette procédure va aboutir. Parce qu’on est habitué à des enquêtes inachevées juste pour émerveiller la population. Le vœu pour nous est que Vital Kamerhe, sous mandat d’arrêt provisoire et en détention préventive, soit jugé et condamné, s’il est coupable ou relâché s’il est innocent », précise Georges Fundji dans une interview accordée à ACTU7.CD.

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S’agissant des actions de terrain, cet activiste pro-démocratie annonce que son mouvement s’organise de façon à se focaliser sur les besoins prioritaires de la population pour faire pression aux dirigeants.

Tout en reconnaissant l’existence de certaines dissensions internes qui ont constitué une pesanteur à la LUCHA, Georges Fundji renseigne que son mouvement participe aussi à la sensibilisation contre la pandémie de Coronavirus qui décime les populations du monde et celles de la RDC.

Cette position de la LUCHA tombe au point nommé, car le dossier 100 jours instruit par le parquet général de Kinshasa/Matete (Affaire Vital Kamerhe et consorts) vient d’être transmis au tribunal de grande instance de Kinshasa Gombe pour fixation.

Josué Mfutila

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