Le climat glacial qui caractérise les relations entre Jean Bamanisa, gouverneur de province et Alhadj Soborabo, candidat malheureux à la présidentielle de décembre 2018 a atteint son paroxysme.
Tout serait parti d’un enregistrement audio sur WhatsApp de l’ancien candidat à la présidentielle dans lequel il décrie la situation sécuritaire volatile de l’Ituri avant d’appeler les jeunes à se prendre à charge.
« Réveillez-vous mes frères, faites un soulèvement populaire, ne prenez pas des armes, bloquez toutes les routes, les bureaux, jusqu’à nouvel ordre. Le gouvernement en place ne nous écoute pas, le président Félix Tshisekedi ne se soucie pas de nous, tout ce qui le préoccupe c’est le pouvoir », déclare-t-il.
Dans le même message, il appelle le gouverneur Bamanisa de fermer son bureau et de fermer l’assemblée provinciale étant donné que la situation sécuritaire est médiocre.
Dans sa réplique, le gouverneur Bamanisa qualifie l’appel au soulèvement populaire d' »acte de rébellion ». Dans une vidéo largement partagée sur les réseaux sociaux, Jean Bamanisa Saidi invite la population de sa juridiction à ne pas suivre cet appel. Mais c’était loin d’être terminé.
L’ancien candidat malheureux à la présidentielle de décembre 2018 est revenu à la charge dimanche et s’est attaqué frontalement au gouverneur de province.
Dans un nouvel enregistrement audio, Al Hadj Soborabo se dit étonné de voir le gouverneur qualifier son appel au soulevement populaire d’acte de rébellion.
Le président national de la Convention Unie pour le Congo (CUC) révéle avoir conclu un accord avec Bamanisa peu avant son élection au poste de gouverneur. Accord que Jean Bamanisa n’a jamais appliqué.
Il indique avoir ordonné à 3 députés provinciaux de son parti de retirer leur confiance à Jean Bamanisa. Il n’exclut pas de recourir à la justice pour faire valoir son droit, renseigne-t-il dans l’élément audio.
Cette geuguerre entre deux notables de la l’Ituri intervient au moment où la province fait face à une insécurité accrue dans 4 de ses 5 territoires. Les miliciens de la Coopératve pour le Développement du Congo (CODECO) sèment la terreur dans les territoires de Mahagi et Djugu. Dans le territoire d’Irumu, une nouvelle milice s’illustre par des attaques contre les positions de l’armée. Dans le territoire de Mambasa, des groupes armés Maï-Maï s’attaquent aux paysans surtout dans les carrés miniers.
Andy Kambale Matuku, à Mambasa





