L’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS/Tshisekedi) et ses alliés se réunissent en toute urgence ce jeudi 28 mai 2020 à Kinshasa. L’ordre du jour prévoit notamment, la question de la destitution de Jean-Marc Kabund, au poste de premier vice-président de l’Assemblée Nationale.
« Il y a des problèmes sérieux sur le plan politique, social et économique. C’est l’occasion d’aborder toutes ces questions là. Et en filigrane, il y a des questions d’actualité, avec la dernière destitution à l’Assemblée Nationale, du Président a.i. de l’UDPS qui est notre partenaire. On va évoquer l’attitude à adopter face à ce coup politique », a confié à ACTU7.CD, Christopher Ngoy, l’un des alliés de l’UDPS.
Pour le Président de la société civile de la RDC, aucune discussion n’a jusque-là était initiée dans le sens de trouver le successeur de Jean-Marc Kabund au bureau de l’Assemblée Nationale.
« Le Président a.i de l’UDPS était membre du bureau de l’Assemblée Nationale dans le cadre de la coalition FCC-CACH. Et c’était l’UDPS qui l’avait désigné pour qu’il occupe la première vice présidence de la chambre basse du parlement. Aujourd’hui, il a été destitué de manière recambolesque. La démarche pour son remplacement exige que d’abord l’UDPS décide s’il est opportun d’envoyer quelqu’un au moment où cette destitution a porté un coup dur sur la coalition. C’est en ce moment là que nous en tant qu’alliés, pourront donner notre point de vue qu’on pourra faire parvenir à la direction du parti, qui est notre partenaire », précise Christopher Ngoy.
La destitution de Jean-Marc Kabund est toujours contestée au niveau de son parti, bien que l’intéressé ait décidé de tourner la page. La première réunion de crise tenue au lendemain de sa déchéance garde la primeur de résolution au Chef de l’État Félix Tshisekedi, autorité morale du CACH, avait fait savoir Augustin Kabuya, secrétaire général du parti au pouvoir.
Josué Mfutila





