La destitution de Jean-Marc Kabund, Député National membre de la coalition Cap pour le Changement au poste de 1er Vice-President de l’Assemblée Nationale ne cesse de susciter des réactions au sein de la classe politique congolaise.
Christopher Ngoy, Président de la société civile de la RDC, structure alliée à l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS/Tshisekedi) n’écarte pas l’option de la rupture entre les deux (2) partenaires au pouvoir, « au cas où le FCC continuerait à empêcher les efforts fournis par le Chef de l’État Félix Tshisekedi dans l’amélioration de la vie des congolais ».
« Vous êtes sans ignorer que tout ce qui se dresse comme entrave n’est pas le fait du CACH. Nous nous savons que le FCC s’est battu pour conserver le levier du pouvoir, alors que pour le CACH, le peuple qui est le principal acteur de ce pouvoir ne peut jamais être mis en dehors de la scène. De ce fait, si la force des choses amène qu’on ne puisse pas terminer ce mandat ensemble, nous allons le terminer seul. Ce n’est pas une tragédie, car pour nous, le fondement de cette coalition, c’est le peuple congolais qui est le souverain primaire. Celui-ci doit trouver son compte. Nous ne pouvons donc pas le sacrifier », a-t-il déclaré lors d’un entretien à ACTU7.CD.
Christopher Ngoy dresse un tableau sombre de la relation FCC-CACH depuis la prise du pouvoir de Félix Tshisekedi jusqu’à la destitution de Jean-Marc Kabund, qui selon lui, est une goutte qui déborde le vase.
« Il est de notoriété que les divergences continuent entre le FCC et le CACH. D’aucuns avaient pensé qu’il s’agissait d’une coalition qui n’avait que comme seul objectif de remettre le souverain primaire au centre de l’action gouvernementale, pour qu’une fois pour toutes qu’il se retrouve. Mais malheureusement, nous sentons la dichotomie. D’un côté, le CACH veut capitaliser toutes les valeurs positives de notre société mais de l’autre côté, le FCC cherche à tout prix à conserver le pouvoir pour continuer à se servir comme ils en ont fait depuis plus de 20 ans sans tirer les conséquences. Et pourtant, le peuple dans sa grande majorité est déterminé à remettre le pays sur le rail. Devant ces options qui ne peuvent pas se marier, le choix est clair », renchéri cet allié de l’UDPS.
Il pense comme l’UDPS que la déchéance du Président a.i du parti au pouvoir est une provocation de mauvais goût orchestrée par le FCC « son partenaire qui a utilisé le député national MLC, Jean-Jacques Mamba pour humilier Jean-Marc Kabund.
Josué Mfutila





