La coordination territoriale de la société civile de Mambasa, à plus de 100km au sud de Bunia en Ituri, a réagi lundi face à l’insécurité grandissante dans la partie extrême sud de ce territoire notamment dans différents villages de la chefferie des Babila Babombi.
Pour cette structure citoyenne, la cause de cet activisme des groupes armés est l’absence des militaires dans les villages.
Elle réagissait ainsi à une nouvelle attaque perpétrée par des combattants Maï-Maï contre le village de Teturi, à 45 km au sud de Mambasa dans la nuit de dimanche 31 mai à lundi 1er juin.
Attaque au cours de laquelle, ces miliciens se sont livrés à des actes de vandalisme et de torture contre les populations civiles. Un jeune homme de 29 aurait été grièvement blessé à la cuisse indique, la société civile.
« Nous sommes fatigués des cas d’insécurité dans la chefferie de Babila Babombi. Et nous ne cesserons jamais de le dire. C’est l’absence des militaires dans les villages qui est la cause de cette insécurité. Voyez par exemple Teturi. Ça fait plus de 6 mois qu’il n’y a plus de militaires dans ce village. Il n’y a que quelques policiers là bas. Nous en appelons aux autorités politico-militaires de se pencher sur cette question et la régler définitivement « , a déclaré Maximilien Assani, le coordonnateur territorial de la Société civile.
La chefferie de Babila Babombi en Territoire de Mambasa est devenue depuis près de 6 ans maintenant le sanctuaire des groupes armés Maï-Maï aux revendications inconnues. Plus récemment, cette même région a subi des actes de représailles des combattants ougandais ADF qui fuyaient la puissance de feu des FARDC en opérations dans le Territoire voisin de Beni (Nord Kivu). Une situation qui a poussé des milliers de personnes à quitter leurs villages.
Andy Kambale Matuku, à Mambasa





