La route nationale numéro 4 dans son tronçon compris entre Mambasa et Epulu, dans le territoire de Mambasa, est dans un état de délabrement très avancé.
Le calvaires des camionneurs et autres usagers de cette route commence au village SAIO situé à seulement 4km de Mambasa-Centre. Ici, deux gigantesques bourbiers rendent le passage trop pénible. Une colonne de plusieurs dizaines de véhicules stationnant de part et d’autres de ces bourbiers s’est formée depuis une semaine.
« Nous sommes ici depuis 3 jours. On dort à la belle étoile. Que les dirigeants nous viennent en aide », dit un chauffeur trouvé sur les lieux.
« Dites aux autorités que nous voulons savoir où va l’argent des taxes perçu sur cette route. Ce que nous vivons ici est inadmissible », crie un passager d’un minibus bloqué dans la file.
Sur place à Mambasa, l’on s’inquiète de la flambée du prix du riz, principale denrée alimentaire qui vient de la province voisine de la Tshopo. Les motocyclistes qui font la navette entre Mambasa et Epulu se font de plus en plus rares et le prix de la course entre les deux milieux a presque doublé.
Andy Kambale Matuku, à Mambasa





