Les statistiques au niveau mondial indiquent que la maladie pandémique du Coronavirus a déjà causé la perte en vies humaines à 382 867 personnes sur les 6 416 828 cas confirmés positifs sur toute la planète. Et le pays le plus touché reste les États-Unis d’Amérique (USA) dans le monde et l’Afrique du Sud (RSA) sur continent noir.
Face à ce tableau sombre sur lequel le chiffre augmente chaque jour qui passe, René Ngongo, Rapporteur du Conseil Économique et Social (CES) conclut que cette crise est révélatrice de l’état actuel de la biodiversité. Pour lui, il y a nécessité que le monde puisse revoir ses rapports avec la biodiversité.
« Cette pandémie du Coronavirus est révélatrice de l’état actuel de la biodiversité. Son émergence a mis en évidence le fait que lorsque nous détruisons la biodiversité, nous détruisons aussi le système qui soutient la vie humaine. Plus un écosystème est riche en biodiversité, plus il est difficile pour un agent pathogène de se propager rapidement ou de dominer. La perte de la biodiversité qui caractérise le monde actuel, puisque causée par l’activité de l’homme, offre la possibilité aux agents pathogènes de passer des animaux aux êtres humains », révèle René Ngongo, expert en environnement.
Le Rapporteur du Conseil Économique et Social arrive à la conclusion que la biodiversité est une mère nourricière où l’on peut tout trouver, à condition de bien la préserver.
« Pour plusieurs chercheurs, biologistes, agronomes, pharmaciens et autres, les plantes sont une réponse concrète à la crise sanitaire pour les médicaments et produits de santé. Les plantes constituent le socle de tout un secteur d’activités à la fois alimentaires et économiques à travers la création d’emplois et revenus. Les écosystèmes saints et riches en biodiversité sont essentielles à l’existence de tout être humain. Ces écosystèmes soutiennent la vie humaine de multiples façons en purifiant l’eau et l’air, en assurant la disponibilité d’aliments nutritifs, des médicaments et de matières premières naturelles tout en réduisant les catastrophes », a-t-il énuméré.
Ce qui insinue pour lui, que l’homme est lui-même la cause de cette crise qui décime les peuples du monde, la RDC, avec ses 3 877 cas, au regard de son comportement « belligérant » face à la biodiversité. Pour renverser la tendance, « l’homme est condamné à revoir son rapport avec la nature ».
Josué Mfutila





