Dans un communiqué parvenu jeudi 25 juin à ACTU7.CD, les structures de la société civile réunies au sein du collectif « Le Congo n’est pas à vendre » exhortent le Président de la République et le Conseil des Ministres à empêcher la cession définitive d’une partie importante du patrimoine de la SOKIMO à AJN Resources.
D’après ces organisations de la société civile, la compagnie minière canadienne est une société junior qui n’a pas les ressources financières suffisantes ni l’expertise nécessaire pour relancer la SOKIMO.
« AJN est une société junior qui n’a pas les ressources financières suffisantes ni l’expertise nécessaire pour relancer la SOKIMO. Nous appelons le Président et le premier ministre à ne pas approuver cette transaction et à tirer les leçons des privatisations passées », peut-on lire dans le communiqué.
Ces organisations de la société civile estiment qu’il est plus nécessaire que l’Etat congolais puisse adopter une réelle politique de relance des entreprises du portefeuille de l’Etat.
Elles révèlent que les dépenses opérationnelles de la dite compagnie étaient de moins de 36.000 dollars américains en 2019. D’où la remontée du cours de ses actions et sa viabilité financière future dépendent en grande partie du riche patrimoine de la SOKIMO.
Le Congo n’est pas à vendre déplore le fait que ce partenariat ne soit pas profitable à la SOKIMO qui risque de perdre 60% de ses parts et ne rester qu’un actionnaire minoritaire sans véritable pouvoir.
« De plus, à travers des transactions financières annoncées au mois d’avril, le risque est bien réel sinon certain que la SOKIMO va perdre ses 60% d’actions au profit des nouveaux partenaires et ne rester qu’un actionnaire minoritaire sans véritable pouvoir. », a-t-il fait savoir.
Ces structures insistent à l’intention du Président Tshisekedi et du Premier ministre sur le rejet du protocole d’accord conclu en février dernier entre SOKIMO et AJN Resources.
Dostin Eugène Luange





