La jeunesse du regroupement politique Action Alternative pour le Bien-être et le Changement a annoncé son intention de se déployer aux abords du palais du peuple pour « sécuriser et protéger le travail de la représentation nationale ».
Dans une déclaration rendue publique le 25 juin à Kinshasa, les 11 représentants des partis politiques membres de ce regroupement réagissaient aux manifestations ayant eu lieu aux abords du siège du parlement.
« La jeunesse du regroupement politique AAB condamne avec fermeté ces événements odieux et malheureux qui se sont produits au siège du parlement le mardi 23 et mercredi 24 juin (…) qui se sont traduits par des attaques gratuites des élus légitimes du peuple et de la notabilité proche du Front Commun pour le Congo par les militants d’un parti politique bien identifié », lit-on dans ce document.
Elle dénonce également ce qu’elle qualifie de « silence assourdissant et de duplicité » des organisations de défense des droits de l’homme, la « complicité » de la police, de l’armée et des autorités responsables de la protection des personnes.
Ainsi, la jeunesse de ce regroupement décide de se « déployer sur toute l’étendue du territoire national et de manière particulière autour du siège du parlement afin de permettre à ses élus députés et sénateurs représentants légitimes du peuple de siéger en toute sécurité. »
Des manifestations ont eu lieu à Kinshasa, Lubumbashi et à Mbuji-Mayi pour dénoncer le caractère « démocraticide » de 3 propositions de lois déposées au bureau de l’assemblée nationale par deux députés du FCC. Quelques résidences de certains membres et proches du FCC ont été vandalisées au cours des manifestations de mercredi.
Andy Kambale Matuku





