Dans un monitoring mené le 8 juillet 2020, l’Association africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO), a alerté sur le surpeuplement de la prison centrale de Beni-Kangbayi, dans la province du Nord-Kivu, dans l’Est de la RD Congo.
Construite pour une capacité d’accueil de 250 détenus, cette maison carcérale héberge actuellement 1483 détenus, dont plus de 80 femmes.
Selon cette ONG, ce surpeuplement des détenus est dû à la non-organisation des audiences par la Cour militaire opérationnelle du Nord-Kivu et l’irrégularité de la tenue des audiences au Tribunal militaire de garnison de Beni-Butembo et au Tribunal de grande instance, ainsi qu’au Tribunal de paix de Beni.
Eu égard à ce qui précède, l’ASADHO recommande :
1. Aux instances judiciaires (militaires et civiles) :
– Désengorger la prison centrale de Beni-Kangbayi par l’organisation des audiences publiques afin que les détenus soient fixés sur leur sort;
– Militer sur l’installation d’une chambre permanente de la Cour militaire opérationnelle à Beni ;
– Accélérer l’instruction des différents dossiers où les détenus sont placés en détention préventive prolongée.
2. Aux organisations internationales :
– De continuer à appuyer le gouvernement congolais en faveur des détenus des prisons du pays;
– D’appuyer les organisations des droits humains dans leur travail quotidien, leur permettant de mener à bien ce noble travail dans toute indépendance.
Pour cette structure de défense des droits humains, cette situation est alarmante. Elle appelle les autorités à intervenir le plus tôt possible avant que le pire n’arrive.
Fabrice Ngima, à Beni





