Démissions de Célestin Tunda et Benoît Lwamba : une « réunion stratégique » du FCC en vue autour de Kabila à Kingakati

 

La démission du Gouvernement du VPM de la Justice et garde de sceaux Célestin Tunda et celle de Benoît Lwamba, président de la Cour Constitutionnelle ont bougé les lignes à Kingakati. Le chef de file de la Majorité parlementaire devra, en principe, convoquer le jeudi 16 ou le vendredi 17 juillet une « réunion stratégique » pour évaluer les doubles démissions enregistrées par l’ex-camp présidentiel, précisent des sources généralement bien renseignées.

D’après des sources contactées par ACTU7.CD, les cadres du Front Commun pour le Congo (FCC) seraient ainsi en alerte attendant le coup de fil du coordonnateur Néhémie Mwilania.Tous sont conscients que la plateforme de Joseph Kabila perd de plus en plus le terrain face à Félix Tshisekedi appuyé par le peuple et déterminé à remettre les choses en place 18 ans après le passage catastrophique des kabilistes au pouvoir. A Kingakati, on voit mal le rapprochement de la coalition LAMUKA avec l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), du reste allié majeur du FCC.

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Il est bien clair et plus qu’évident que le FCC détient son quota de la vice-primature de la Justice et garde des sceaux. Dans le futur, Kabila aura à désigner un successeur de Célestin Tunda. Mais, il y a une chose : le FCC à perdu la présidence de la Cour constitutionnelle. Et Kabila le sait. Tshisekedi à son tour, s’appuiera sur les lois du pays pour nommer « son homme » en remplacement de Benoît Lwamba. Ce poste est plus que stratégique notamment en perspective de joutes électorales de 2023.


La « réunion stratégique » à Kingakati, officiellement pour évaluer la double démission de Tunda et Lwamba, mais en réalité, elle est une occasion propice pour Kabila et ses hommes d’arrêter des stratégies en vue de ne plus perdre les prochaines « batailles » auxquelles ils vont se livrer. Eux qui savent également qu’il est désormais moins sûr si pas impossible que Félix Tshisekedi investisse Ronsard Malonda à la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI). La montée en puissance des opposants à ce choix à travers le pays n’est pas de nature à faciliter les choses aux dinausores du FCC.

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Rachidi Mabandu

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