La RDC, inscrite parmi les pays excluent à accéder dans les pays de l’Union Européenne suite à la pandémie de la COVID-19, veut voir claire sur cette affaire. Ce qui explique l’invitation lancée, le jeudi 6 août, par la Ministre des Affaires étrangères à l’ambassadeur Jean-Marc Chataignier.
Celui-ci devrait fournir des explications sur les motivations de l’UE par rapport au cas de Congo-Kinshasa.
Cette liste de l’UE élaborée sur la base de « pays à situation épidémiologique similaire avec l’Europe » exclut le continent africain à l’exception de quatre pays dont l’Algérie, le Maroc, la Tunisie et le Rwanda.
A ces pays s’ajoutent 9 autres du reste du monde (Australie, Canada, Géorgie, Japon, Monténégro, Nouvelle-Zélande, Rwanda, Serbie, Corée du Sud, Thaïlande, Uruguay).
La Chine complète le dispositif mais sous « condition de réciprocité », c’est-à-dire à condition qu’elle accueille sur son sol les voyageurs venant de l’UE, selon une source diplomatique. Sont aussi admis, les voyageurs d’Andorre, Monaco, du Vatican et Saint-Marin. La grande curiosité de cette liste, à côté de l’exclusion de l’Afrique, est l’absence des États-Unis pays le plus touché par la pandémie.
La proposition européenne fixe plusieurs critères épidémiologiques pour qu’un pays soit sur la liste des admis, notamment un taux de nouveaux cas de COVID-19 proche ou en dessous de 16 pour 100.000 habitants (moyenne dans l’UE) sur les 14 derniers jours.
La liste sera revue toutes les deux semaines. Reste à savoir si l’Afrique imitera l’attitude adoptée par l’Europe vis-à-vis de la Chine en exigeant la réciprocité.
Rachidi Mabandu





