Le jugement rendu par le Tribunal de Grande instance de Kinshasa/Gombe au terme du procès 100 jours au premier degré dans l’affaire opposant Kamerhe au Ministère public est déjà publié dans le Journal officiel, dénonce un cadre de l’Union pour la nation congolaise (UNC). Pour ce membre du parti de Vital Kamerhe qui a requis l’anonymat, « il n’est pas normal que ce verdict de la justice soit publié dans le Journal officiel alors que le condamné est allé en appel ».
Ce cadre de l’UNC estime que « le jugement rendu au premier degré est normalement suspendu à l’appel interjeté par Vital Kamerhe ». D’où, explique-t-il, « tout indique que cette affaire est de nature politique et non juridique », renforçant sa thèse par le refus de l’ambassade de la RDC d’accorder le visa à l’avocat français du président national de l’UNC.
« Cela n’est pas correct. On ne refuse pas à un avocat le visa au motif qu’aucune disposition juridique ne lie la RDC à la France », affirme ce cadre de l’UNC estimant qu’il appartient au Tribunal de dire oui ou non qu’un avocat français peut plaider en faveur d’un client congolais. « Il pouvait venir en RDC et préparer la défense avec le collège des avocats Congolais présents à Kinshasa sans pourtant plaider », ajoute ce cadre de l’UNC confirmant la marche prévue ce vendredi 11 août à Kinshasa pour exiger la libération de Kamerhe.
Le directeur de cabinet de Félix Tshisekedi a été reconnu coupable de corruption et détournement de près de 50 millions de dollars américains. Lui et deux de ses co-accusés ont été condamnés à une peine de prison ferme.
L’argent était destiné à l’achat des maisons préfabriquées pour des officiers de police et des soldats, dans le cadre d’un vaste programme d’infrastructures pour marquer les 100 jours au pouvoir du président du chef de l’État.
L’ancien président de l’assemblée nationale ne pourrait se présenter à aucune des élections au cours des dix dernières années. Il ne peut non plus occuper un poste quelconque dans une institution gouvernementale.
Le tribunal avait également décidé de la saisie de ses comptes bancaires et ceux de plusieurs de ses proches, ainsi que des biens achetés avec l’argent détourné.
Rachidi Mabandu





