Devant les professionnels des médias locaux et internationaux jeudi 13 août 2020 à Kinshasa, l’inspecteur général des finances chef de service Jules Alingete, a fait savoir que « le travail que l’inspection générale des finances a fait sur le recensement des exonérations indique que le pays a aujourd’hui plus de 1300 exonérations avec un manque à gagner évalué à près de 5 milliards de dollars américains ».
Jules Alingete explique qu’aujourd’hui, « les compensations ainsi que les exonérations sont devenues le mode savamment conçu pour détourner les derniers publics ».
« Il n’est pas concevable aujourd’hui que nous puissions recourir aux appuis budgétaires, aux des aides de 500 millions USD, 800 millions USD alors que nous acceptons de perdre 5 milliards USD dans les exonérations », a-t-il dit.
A en croire l’inspecteur général des finances, « l’effort qui est en train d’être fait aujourd’hui c’est d’arriver à réduire le niveau des exonérations de manière à ce que l’État puisse récupérer des moyens ».
« Je voudrais par la même occasion rassurer les opérateurs économiques, les vrais, qui dispose des exonérations justifiées et fondées que le travail qui est en train d’être fait au niveau de l’inspection générale des finances, c’est un travail professionnel. Dans la commission du travail, nous avons la présidence de la République, nous avons la primature et les gens sont en train de faire un travail exonération par exonération pour qu’à la fin, nous puissions proposer aux autorités de la République des exonérations injustifiées qui doivent être annulées. L’objectif est de récupérer suffisamment des ressources », a indiqué Jules Alingete.
A l’en croire, « les compensations sont les mécanismes qui consistent à ce que l’État autorise à des opérateurs économiques de dédouaner des marchandises sans payer les droits ou à s’acquitter des impôts sans payer de l’argent, tout simplement parce que ces opérateurs économiques détiennent des créances sur l’État ou l’État doit à ses opérateurs économiques ».
« Là il faudra que je vous dise : nous avons un stock de compensations déjà autorisées entre les mains des opérateurs économiques estimées à 1 milliard 500 millions USD qui guettent les recettes. Voilà pourquoi le gouvernement avait décidé de ne plus accepter les compensations. Vous devez aussi comprendre que les lois de la RDC interdisent les compensations, même le budget 2020 a interdit l’utilisation des compensations… », a souligné Jules Alingete.
Jeff Kaleb Hobiang





