Le gouvernement congolais projette un budget de près de 24,8 milliards de dollars américains pour l’exercice 2027. Les grandes orientations de ce projet ont été examinées jeudi 10 septembre 2026 lors d’une réunion présidée par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka. Cette enveloppe, qui devrait constituer un niveau record dans l’histoire budgétaire du pays, accorde une place importante à l’éducation, aux infrastructures et à la sécurité.
Parmi les mesures envisagées figure la poursuite de la gratuité de l’enseignement de base, avec une possible extension aux élèves de 7e et 8e années. Le projet de loi de finances devra encore être examiné en Conseil des ministres avant son dépôt à l’Assemblée nationale, annoncé pour le 15 septembre, conformément aux exigences constitutionnelles.
Présenté par le vice-Premier ministre chargé du Budget, Adolphe Muzito, le projet intervient après plusieurs semaines de conférences budgétaires et de travaux techniques. Le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, estime que cette progression traduit les effets des réformes économiques et financières engagées par le gouvernement.
« C’est la preuve qu’il y a une véritable dynamique économique engagée dans le pays. C’est la preuve aussi que les réformes et la stratégie mises en place par le Président de la République, et pilotées par la Première ministre, donnent davantage de résultats. Et donc je voudrais faire une économie des différentes innovations qui ont été prises en compte, n’oubliez pas qu’il y a aussi les matières premières que nous exportons qui font que nous puissions connaître un budget en progression », a déclaré Patrick Muyaya.
Concernant l’éducation, le gouvernement souhaite donc franchir une nouvelle étape dans la mise en œuvre de la gratuité. Patrick Muyaya rappelle que l’objectif affiché par le chef de l’État est d’intégrer également les classes de 7e et 8e années dans ce dispositif.
« Le président de la République, en tout cas son vœu, c’est de voir les élèves de 7e et de 8e être aussi pris en charge par les processus de gratuité. Et donc c’est tout des questions de priorité qui sont celles-là, l’éducation, l’infrastructure, la sécurité, que les budgets s’articulent. Il y a des réformes qui sont conduites depuis plusieurs semaines ou depuis plusieurs mois parce qu’il y a un objectif de maximiser les recettes en interne et qui passent par des réformes », a-t-il expliqué.
Au cours de la même réunion, les membres du gouvernement ont également examiné le projet de loi portant reddition des comptes de l’exercice 2025, présenté par la vice-ministre des Finances. Les discussions ont aussi porté sur la préparation du budget consolidé pour 2026, qui doit prendre en compte les données financières du pouvoir central et des provinces. Selon le gouvernement, cette consolidation n’avait plus été réalisée depuis 2015.
JC Mbafumoja





