Massacre de Kasika : « Je n’ai pas nié qu’il y ait eu massacre. Il fallait être précis dans les faits », réagit l’ambassadeur rwandais V. Karega

« Je n’ai pas nié qu’il y ait eu massacre. Ce que j’ai dit, c’est qu’il fallait être précis dans les faits », réagit l’ambassadeur rwandais en poste à Kinshasa. Au cour d’une vive polémique après un tweet posté sur les massacres de Kasika en 1998, Vincent Karega, interviewé le vendredi 28 août par Jeune Afrique, s’en défend.

« Le tweet auquel je réagissais mentionnait six villages brûlés, disait qu’il y avait eu 1.100 morts et accusait l’armée rwandaise. Mais à l’époque, il y avait aussi les FARDC, le Burundi, l’Angola, l’Ouganda, les miliciens maï-maï… Alors pourquoi cibler le Rwanda ? Est-ce de la propagande ? De la rwandophobie ? Je représente mon pays ici et je ne pouvais pas laisser passer une telle accusation », explique Vincent Karega à Jeune Afrique.

Non, insiste-t-il, il n’a pas nié que des hommes et des femmes ont péri dans le massacre de Kasika, le 24 août 1998. Ce qu’il conteste, ce sont les accusations portées contre le Rwanda : « narratif simpliste », a réagi le diplomate et ancien ministre, dénonçant « une calomnie ». En poste depuis le début du mois de juillet 2020, Vincent Karega explique que « je serai le dernier Rwandais à saboter mon Congo natal », rappelant que c’est à Walikale, dans la province du Nord-Kivu, qu’il a vu le jour (il est officiellement devenu Rwandais en 1995).

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Le tweet de l’ambassadeur rwandais posté puis retiré le 24 août dernier, a néanmoins suscité un tollé et des voix se sont élevées, au sein de la classe politique et de la société civile congolaises, pour demander son expulsion. Bien que reçu par le chef de l’État Félix Tshisekedi. Vincent Kagera est toujours le diplomate le mal aimé des Congolais dont une frange multiplient des manifestations pour qu’il mette fin ses services en tant que représentant de Kigali à Kinshasa.

Rachidi Mabandu

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