Attaques contre les élèves finalistes : « Les auteurs doivent être identifiés et ramenés à la justice » (L. Zerrougui)

 

La Représentante spéciale du Secrétaire Général des Nations Unies en RDC monte au créneau et fustige l’assassinat de deux élèves finalistes à Masisi au Nord-Kivu, intervenu lors du Test National de Fin d’études Primaires (TENAFEP), le 26 août dernier.

Dans un point de presse mercredi 2 septembre à Kinshasa, Leïla Zerrougui s’insurge contre ces actes et appelle les autorités à identifier les auteurs.

« Ils n’ont aucune légitimité, aucune crédibilité quand on va tuer les enfants qui passent leurs examens. Ces gens, il faut les identifier et les ramener devant la justice pour qu’ils rendent compte de leurs actes », déclaré d’un ton ferme Leïla Zerrougui.


La Cheffe de la Monusco condamne également l’acte posé par des miliciens à Mikenge où les élèves ont été privés à passer leurs examens.

« À Mikenge, il y a eu des enfants qui ont été privés à passer les épreuves de fin d’études primaires, à cause des miliciens qui se sont entretués dans cette zone. Cela est aussi inacceptable. On ne peut gâcher le parcours des enfants qui ont étudié dans des conditions très difficiles jusqu’à se faire tuer », a-t-elle ajouté.

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Pour Leïla Zerrougui, il est admissible de penser que la Monusco est inefficace ou collabore avec les forces négatives pour pérenniser l’insécurité dans l’Est de la RDC.

« Bien sûr qu’il existe une mission d’information au sein de la Monusco. Mais pour ce qui s’est passé à Masisi, la Monusco n’a pas été associée pour une action de prévention par les autorités locales. Cette attaque contre les élèves a surpris tout le monde, y compris les responsables du pays. Mais nous ne cessons de mener avec l’armée congolaise et la police, des opérations conjointes pour que la paix revienne au Congo », a-t-elle renchéri.

Ces attaques ont été déplorées par la classe politique congolaise qui a aussi condamne « avec la dernière énergie » l’attaque présumée contre 35 finalistes dans la ville de Isiro dans la province de Haut-Uele.

Josué Mfutila

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