Dans une déclaration rendue publique le dimanche 27 septembre à Oicha, les organisations de défense des droits de l’homme du territoire de Beni avec les structures composantes de la société civile ont annoncé une série d’actions de grandes envergures pour obtenir le départ de l’Administrateur du territoire (AT) de Beni Donat Kibwana et du colonel commissaire supérieure de la police territoire de Beni, Jean-Pierre Wumbi.
Ces manifestations, expliquent les organisateurs, débutent par deux journées villes mortes à partir de lundi 28 septembre. Ils reprochent à ces deux personnalités d’incompétence notoire chacun selon les responsabilités qui lui sont confiées par la loi. Ces mouvements pro droits humains accusent les éléments de la Police Nationale Congolaise (PNC) de léthargie face aux multiples cas d’insécurité, viols et tracasseries dont la population est victime.
Les agents de la PNC, affirment les organisations de droits humains à Beni, excellent dans les tracasseries, viols, arrestations arbitraires et vols en complicité avec l’administrateur du territoire. Ces défenseurs des droits humains ont également condamné avec véhémence le résultat qu’ils qualifient « de mensonger » et lié « à la corruption » des enquêtes menées par l’auditorat militaire près la cour militaire opérationnelle du Nord-Kivu à Beni sur les violations graves des droits humains à Oicha. Ces violences ont été perpétrées par les éléments de la Police qui ont pilé systématique des biens de la population en date du 14 septembre après les tueries de deux personnes par balles dans la nuit du 13 septembre 2020 à Kafeza.
Pour ces organisations de défense des droits humains, l’auditorat militaire, par son enquête, tente de blanchir les éléments de la police impliqués dans ces exactions. Ils demandent ainsi, outre les deux journées villes mortes, une nouvelle équipe impartiale et juste pour conduire des nouvelles enquêtes sur le violations des droits humains par des éléments de la police au quartier Masosi.
Ils exigent, à cet effet, le lancement des opérations militaires dans la partie nord du territoire de Beni dans le secteur de Beni – Mbau et Ruwenzori. Ce, avant d’indiquer que sans le départ de l’administrateur du territoire et du commandant de la police, ils ne mettront pas fin à leurs actions.
David Lupemba





