Lisanga Bonganga « prend acte de la dissolution de fait de la coalition FCC-CACH ». Le coordonnateur de la Dynamique pour la sortie de crise (DYSOC) constate que la coalition au pouvoir, depuis bien longtemps, « a montré ses limites et son incapacité à gérer la République ». Un point de vue exprimé suite au « bras de fer qui oppose le Président de la République au Parlement et au Gouvernement, en rapport avec la prestation de serment de trois juges de la Cour Constitutionnelle nommés, en violation de la Constitution, par le Chef de l’Etat ».
Ce bras de fer, souligne Lisanga Bonganga à travers un communiqué de presse dont une copie est parvenue à ACTU7.CD, « est la manifestation éclatante et dangereuse de la crise institutionnelle profonde qui mine la RDC ». « Il s’agit donc de la prise en otage du Peuple congolais par les tenants d’un accord opaque et occulte », ajoute-t-il.
« Aujourd’hui, les faits donnent raison à la DYSOC qui, depuis plusieurs mois, n’a cessé d’alerter l’opinion tant
nationale qu’internationale sur la nécessité d’avoir des échanges entre les parties prenantes à la crise qui ronge notre pays et d’adopter par consensus une voie de sortie de crise », écrit Lisanga Bonganga dans ce communiqué.
Face « à ce climat délétère qui, de toute évidence, réunit tous les ingrédients d’une implosion aux conséquences imprévisibles, incalculables et pour le moins déplorables pour notre peuple », la DYSOC interpelle en premier lieu Martin Fayulu. Celui-ci « est prié de prendre des initiatives pour apaiser les inquiétudes de la population et donner la direction à suivre ». Lisanga Bonganga espère également aux confessions religieuses traditionnelles, à savoir : les Églises Catholique, Protestante, Kimbanguiste et musulmane « qui seront bien inspirées de proposer leurs bons offices pour favoriser les échanges entre les parties prenantes à la crise, à savoir d’un coté la Coalition FCC-CACH et de l’autre la Coalition LAMUKA ».
Autres acteurs sur qui les Congolais pourraient compter pour la résolution de la crise née de la nomination des juges de la Haute Cour, précise la DYSOC, sont les Chefs d’Etat des pays membres de la CIRGL, de la SADC, de la CEEAC ainsi que la Communauté internationale. Lisanga Bonganga les invite tous « à user urgemment de pressions diplomatiques pour éviter que cette crise institutionnelle ne provoque un chaos généralisé en RDC ».
En tout état de cause, « la DYSOC réaffirme que la proposition de sortie de crise portée par Martin Fayulu, coordonnateur en exercice de la coalition LAMUKA, reste la seule alternative crédible pour sortir le pays du blocage institutionnel actuel ». Lisanga Bonganga affirme que « l’Etat congolais est construit et structuré autour de la Constitution. Nous sommes donc tous soumis à la puissance, à la sacralité, à la Constitution. Nous sommes donc esclaves de la Constitution. C’est cela le véritable Etat de droit, le véritable Etat démocratique ».
Rachidi Mabandu





