Serment de trois juges : « Un cirque honteux organisé au Palais du peuple » (Lisanga Bonganga)

 

« Un cirque honteux organisé au Palais du Peuple ». C’est En ces termes que Lisanga Bonganga qualifie la prestation de serment de trois juges de la Pur constitutionnelle organisée le mercredi 21 octobre par le Protocole de la Présidence de la République. Le coordonnateur de la Dynamique de sortie de crise (DYSOC) estime que cela « est la manifestation éloquente des pitreries et contradictions dangereuses de la Coalition FCC – CACH ».

La DYSOC constate qu’à la lumière de la cérémonie de prestation de serment des juges constitutionnels, « en violation flagrante de la Constitution et des lois de la République », le Parlement est divisé, le Gouvernement est divisé, les cours et tribunaux sont divisés, les Forces politiques et sociales sont divisées, le peuple est divisé.

Dans un communiqué de presse dont une copie a été réservée à ACTU7.CD, Lisanga Bonganga est d’avis qu » « en dehors des esprits qui refusent toujours de quitter la prison du déni de l’existence de la crise, tous les congolais de bonne volonté sont aujourd’hui édifiés sur la réalité de la crise qui mine notre pays ».

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Cet ancien ministre d’État en charge se Relations avec le Parlement considère que toutes les crises multiformes et multidimensionnelles qui assaillent de toute part la RDC « ont pour origine, l’exposé de motifs de la Constitution faisant foi, la crise de légitimité consécutive à l’organisation d’une parodie d’élections chaotiques en 2018, élections dont les résultats fabriqués et publiés constituent un véritable hold up de la souveraineté du peuple ».

Lisanga Bonganga regrette que les « auteurs de ce hold up électoral » ont mis en place, « sur base d’un accord opaque et occulte, une coalition inédite FCC-CACH au sein de laquelle la lutte effrénée pour le leadership napoléonien et a provoqué le dysfonctionnement des
institutions qui s’exprime par des crises institutionnelles ». Il s’agit, précise-t-il, notamment la crise qui oppose le Président de la République au Parlement, par cours et tribunaux interposés, la crise qui oppose le Président de la République au Gouvernement.

Pour Lisanga Bonganga, « les événements administrent ainsi la preuve que la DYSOC a toujours eu raison de soutenir que les échanges qui doivent avoir lieu pour une sortie de crise, ne peuvent se faire qu’en dehors des institutions, du reste illégitimes ». Dans cette perspective, la DYSOC invite instamment Martin Fayulu, « commandant du peuple, chef de file de la majorité populaire » et coordonnateur de la coalition LAMUKA, à s’adresser au peuple congolais dans les meilleurs délais. Ce, explique Lisanga Bonganga, « pour fixer l’opinion nationale et internationale sur le respect de la Constitution et la
préservation des acquis démocratiques en RDC ».
« Il y a péril en la demeure », conclut-il.

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Rachidi Mabandu

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