Nathalie Kambala Luse, coordonnatrice de l’ONG Femme main dans la main pour le développement du Kasai, FMMDK, a dressé à la veille de la commémoration du 20eme anniversaire de la résolution 1325 un tableau sombre de la situation de la femme et jeune fille du Kasaï-Central depuis que cette résolution est adoptée.
Se confiant à la presse le 29 octobre 2020, Kambala Luse a révélé qu’il reste encore à faire car, précise-t-elle, il y a encore une faible représentativité de la femme centre Kasaienne.
» Au Kasaï-Central, nous n’avons que 2 femmes sénatrices sur les 4, deux femmes députées nationales sur les 21, quatre femmes députées provinciales sur les 33, aucune femme membre du bureau de l’assemblée provinciale, deux femmes membres du gouvernement provincial sur les 10 ministres, une femme bourgmestre sur les 12, six femmes chefs de division sur les 54, zéro femme administratrice de territoire, deux femmes professeures sur les 58, quatre femmes membres du comité de gestion sur autant des membres » a-t-elle dit.
Sur ce Kambala Nathalie conclut qu »au Kasaï-Central, 20 ans après l’adoption de cette résolution, bien que des progrès aient été réalisés dans notre pays, la situation de la femme et de la jeune fille reste préoccupante, les fossés continuent à se creuser entre les lois et les conventions relatives au droits fondamentaux d’une part et les législations nationales d’autre part ».
Pour rappel, la résolution 1325 a été adoptée par l’Assemblée générale des Nations-Unies et plusieurs États dont la RDC l’ont ratifiée. Selon cette résolution, une demande a été faite aux Etats membres de faire en sorte que les femmes soient davantage représentées à tous les niveaux de prise de décisions dans les institutions et mécanismes nationaux et au secrétaire général de s’engager pour appliquer son plan d’action stratégique prévoyant une participation accrue des femmes à la prise des décisions. Cependant, cette résolution souffre encore dans son application selon Nathalie Kambala.
Jérémie Descon Muambi à Kananga





