Parmi les consultés de la journée du lundi 2 novembre, la délégation du Conseil National des droits de l’homme (CNDH) et celle de la Commission d’Intégrité et Médiation Électorale (CIME) ont, à chacune, rencontré le Président de la République pour donner leurs avis et considérations sur l’Union sacrée à la base des consultations initiées par Félix Tshisekedi. Coïncidences, toutes les deux organisations ont demandé au Chef de l’État de trouver une nouvelle coalition.
La délégation de la CNDH reçue au Palais de la Nation dans le cadre des consultations a été un peu plus catégorique : « Que le Chef de l’État forme une nouvelle coalition ». Un point de vue repris notamment dans un mémorandum que les membres de cette organisation ont remis séance tenante à Félix Tshisekedi. La CNDH en a donc ras-le-bol de la crise née de la coalition FCC-CACH « qui porte préjudice au peuple congolais ».
A son tour, l’Imam Moussa Rachid, à la tête de la délégation de la CIME, a plaidé pour la paix et l’unité à travers le pays. Ce qui n’a pas empêché cette confession religieuse consultée par le Chef de l’État de s’exprimer sur la situation politique que traverse la RDC. L’Imam Moussa Rachid, président a.i de la CIME, tient à ce que « le respect de la Constitution et des institutions soient garanties » pendant ces consultations.
L’idéal, souligne l’Imam Moussa Rachid, est que le Chef de l’État désigne un informateur pour recueillir les avis des uns et des autres en toute franchise et toute liberté ». Quitte à le faire rapport au Président de la République pour disposition en tant que Garant de la Nation, fait savoir la CIME.
Néanmoins, reconnait Imam Moussa Rachid, « la CIME va apporter sa contribution à la démarche de Félix Tshisekedi ». D’après lui, un cahier de charge a été remis au Président de la République.
La CIME a partagé le diagnostic du Chef de l’État « lorsqu’il fait état d’une situation de blocage, mieux de crise ». Elle se félicite de la décision prise par lui d’abord de dénoncer la crise à haute voix. Et ensuite de procéder à la consultation des forces politiques et sociales « en vue de l’émergence d’une Union sacrée pour la nation ».
Rachidi Mabandu





