Les chefs coutumiers et autres notables de la chefferie des Walendu-Bindi, au sud du territoire d’Irumu en Ituri, où sévit le groupe armé Force de Résistance Patriotique de l’Ituri, (FRPI), depuis plus de 20 ans ont exprimé leur inquiétude face à la suspension du processus de désarmément et de réinsertion des combattants de ce groupe armé.
Au cours d’une conférence de presse animée mardi 24 novembre, ces notables et chefs coutumiers disent craindre un éventuel échec de ce processus lancé le 31 octobre dernier. Sur terrain, la situation est inquiétante avec la reprise d’exactions contre les civils qui, selon eux, sont abandonnés entre les mains des miliciens par les autorités.
» (…) la situation vécue présentement dans les communautés ressemble à celle d’avant le lancement du processus (…) Les communautés du sud d’Irumu se retrouvent abandonnées par le gouvernement entre les mains de la FRPI. Elles sont les principales victimes des faiblesses du processus (…) Le fait de rester 3 semaines sans avoir des informations claires sur la poursuite du processus a aggravé la situation de l’insécurité, entraînant même le lundi 16 novembre 2020, l’assassinat du président des jeunes par trois éléments de la FRPI en divagation et le lynchage de ces derniers par la population en colère », font-ils savoir.
Face à cette situation alarmante, ces notables demandent aux autorités nationales de tout mettre en oeuvre, notamment en disponibilisant les moyens financiers conséquents, pour la poursuite du processus de désarmément et de réinsertion des miliciens.
Depuis le début effectif dudit processus, seuls 31 miliciens ont été acceuillis au centre de désarmément situé dans la localité de Karatsi en chefferie des Walendu-Bindi.
Andy Kambale Matuku





