Des reactions se multiplient au sujet de la motion de défiance contre le gouverneur de la province du Kwilu Willy Itsundala pour incompétence et megestion, initiée par le député provincial Lambert Luhondo et ses quatre autres signataires.
Lors de sa dernière sortie médiatique, le député provincial Bonaventure Kipalamoto avait déclaré que « la procédure de cette motion n’était pas respectée, car, suivant les prescrits de l’article 172 du règlement intérieur de l’Assemblée provinciale, les cinq signataires d’une motion de défiance devraient se présenter devant le président du bureau pour déposer ladite motion, non pas une seule personne comme ce fut le cas ».
Allégations rejetées par le député provincial Franck Gatola qui invite son collègue de « mieux maitriser » les dispositions en vigueur qui régissent cette matière.
« Le siège de la matière en ce qui concerne une motion de défiance se trouve être les articles 198 de la constitution du 18 février 2006 combinés aux articles 146 et 147 de la même constitution et ces articles ont été transposés dans la loi sur la libre administration des provinces en son article 41. Cet article 41 et les autres de la constitution que nous venons de citer ont été reproduits dans notre Règlement intérieur en son article 172 et lorsque vous lisez toutes ces dispositions, il est prévu que la motion de défiance contre un membre du gouvernement provincial n’est recevable que lorsqu’elle est signée par un dixième des membres de l’assemblée provinciale, et pour le cas d’espèce, la motion qui est déposée à l’Assemblée est signée par un dixième qui compose notre assemblée », a déclaré, Franck Gatola, député provincial.
Et de poursuivre « l’article imaginaire cité par le collègue Kipalamoto n’existe pas. Tout ce qu’il a dit n’engage que lui et il l’a fait pour tenter de désorienter son équipe. Il semblait par ailleurs fustiger le faite qu’il y ait un seul député qui est allé déposer la motion, mais là il parle de la lettre de transmission qui est du reste inconnu tant du constituant que du législateur. Ce n’est qu’un devoir administratif ».
Il a en outre invité son collègue le député provincial Bonaventure Kipalamoto « de venir défendre son gouverneur à la séance plénière subséquente » qui sera convoquée dans les prochains jours.
Patrick Matanga, à Bandundu





