Le Président de la République Démocratique du Congo Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo s’est adressé à la nation dimanche 06 décembre 2020 pour annoncer ses décisions prises à l’issue des consultations qu’il avait entamées le mois dernier.
Dans son message de plus de 30 minutes, le chef de l’État a annoncé la désignation d’un informateur chargé de dégager une nouvelle majorité parlementaire. Félix Tshisekedi a évoqué l’hypothèse de dissolution de l’Assemblée nationale, au cas où l’informateur ne parvenait pas à requalifer la majorité parlementaire.
Pour le Député National élu de la ville de Goma et cadre du Front Commun pour le Congo Josué Mufula, les députés nationaux n’ont pas peur de cette dissolution pour plusieurs raisons.
Selon lui, la dissolution ne conduit pas ipso facto les députés au chômage ainsi donc Il n’est pas envisageable que la RDC, au regard de la Constitution, manque même un seul jour, une seule seconde, une Assemblée nationale.
Le Député Josué Mufula estime que même en cas de dissolution, les députés nationaux restent en fonction.
jusqu’à l’installation d’un nouveau bureau élu.
« Or…aussi longtemps qu’il n’y a pas d’élections…les députés continuent leur job.
Ils peuvent même finir le mandat en 2023 sans que les élections ne soient organisées.
Pour organiser les élections anticipées, l’argent ne suffit pas.
Il faut un certain nombres de préalables parmi lesquels :
1. L’élection du Président de la CENI. Par qui? Vous savez. Les députés seront toujours en fonction !
2. La loi électorale doit être revue. Par qui?
3. La loi sur la répartition des sièges doit être votée. Par qui ?
4. Le budget des élections aussi. C’est déjà qui l’autorité budgétaire ? », s’interroge ce parlementaire.
Ainsi, estime cet élu national, si la dissolution ne fait peur à aucun député, « ils n’ont pas peur de billets verts pour basculer dans le camp du mieux offrant ».
« Tout va se jouer donc sur le terrain des enveloppes. Qui offrira plus ? Qui offrira mieux? », a-t-il conclu .
David Lupemba





