Lomami : Des prisonniers sollicitent auprès du président l’installation du tribunal de grande instance à Mwene-Ditu

Lomami : Des prisonniers sollicitent auprès du président l’installation du tribunal de grande instance à Mwene-Ditu

Les détenus de la prison urbaine de Mwene-ditu sollicitent l’implication du président de la République pour l’installation dans un délai raisonnable du tribunal de grande instance dans cette partie de la province du Lomami.
Ils déplorent l’incertitude dans laquelle ils vivent, situation due à l’absence des juges permanents pouvant faciliter leur comparution. Cette maison carcérale est frappée par la tuberculose.

 » Nous souffrons beaucoup depuis que nous sommes ici. Nous nous demandons pourquoi nous sommes victimes de la partialité de liberté à Mwene-Ditu. Il n’ y a pas de juridiction à Mwene-Ditu devant connaître de nos dossiers. Il y a certains qui ont plus de cinq, trois, voire deux ans sans connaître leur sort, sans comparaître. Qu’allons nous faire ?? Nous appelons à l’implication personnelle du chef de l’État pour que Mwena-Ditu soit dotée d’un tribunal de grande instance car nous avons droit à la comparution quelle que soit la grandeur de nos fautes. La prison n’a pas à manger, nous n’avons pas l’eau à boire ça fait des mois », ont-il fait savoir.

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Pour sa part, le directeur de la prison centrale de Mwene-Ditu ne plaide que pour l’organisation régulière des audiences foraines.

Jules César Mupomp Muit précise que « je suis même malade pour ce dossier, il y a certains qui ont été arrêtés depuis 2019, 2018, 6 mois sans connaître leur sort. Si les autorités judiciaires savent protèger la vie humaine, elles doivent organiser les audiences foraines. Toutes les réquisitions sont bloquées à Kabinda. J’ai déjà fait cinq ans sans assister à une audience foraine. Il y a certaines personnes qui doivent regagner leurs domiciles, nous devons sauver les vies humaines ».

Cette prison est dans un état de délabrement très avancé. Avec une capacité d’accueil de 50 personnes au maximum, cette maison carcérale regorge de nos jours 180 détenus dont 3 femmes et 32 personnes seulement condamnées.

Hervé Landry Ngoyi

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