6 corps sans vie en état de décomposition très avancée ont été découverts lundi 18 janvier dans le quartier Lengabo, situé à 4 kilomètres à l’entrée sud de Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri. Ces personnes ont été tuées dans les affrontements entre miliciens du Front Patriotique et Intégrationniste du Congo, FPIC, et l’armée régulier le 7 janvier dernier.
Ces corps ont été inhumés par une équipe de volontaires de la Croix-Rouge dépêchés dans ce village. Un responsable de la société civile de ce quartier a indiqué aux médias que certains corps étaient emballés dans des sacs et d’autres ligotés.
Les activités restent toujours timides dans ce quartier périphérique de Bunia. Le même responsable de la société civile révèle que les quelques habitants visibles la journée dans ce quartier, où une présence militaire est remarquable, préfèrent passer la nuit ailleurs.
Réagissant à cette découverte macabre, le député national Gratien Iracan, élu de cette ville, déplore le « manque de professionnalisme » de l’armée et appelle la population de l’Ituri à privilégier d’autres voies que la violence pour exprimer leur mécontentement.
« (…) revenons sur le chemin de la paix. Renonçons aux armes blanches comme à feu. Nous pouvons nous asseoir et résoudre autrement nos conflits (…) Nous allons continuer à perdre si le conflit persiste (…) Ne donnons pas l’occasion à nos ennemis de tirer profit à cause de nos problèmes internes », a-t-il appelé.
Le 7 janvier dernier, au terme d’un bouclage mixte mené par les éléments de la Police Nationale Congolaise et l’armée, les jeunes du quartier Lengabo se sont opposés à l’interpellation d’une cinquantaine d’habitants. Des miliciens FPIC qui s’étaient infiltrés parmi les manifestants avaient alors engagé des combats contre l’armée.
Andy Kambale Matuku, depuis Ituri





