« Au nom de l’intérêt du peuple », une phrase devenue comme une clé passe partout au milieu politique de la RDC (Tribune)

 

Au nom de l’intérêt du peuple, une phrase devenue comme une clé passe partout au milieu politique de la RDC. Tous disent oeuvrer au nom de l’intérêt de la nation mais entre eux au nom de la nation les violons ne s’accordent pas.

En mettant fin à la coalition au pouvoir qui gère jusque là et en débutant les consultations, certains politiques de la République Démocratique du Congo déclarent que c’était pour l’intérêt de la nation et non pour le partage du gâteau comme tel fut le cas après chaque dialogue en RDC.

Ainsi, certains cadres, représentants et formations politiques se rangeaient au nom de l’intérêt de la nation pour passer de l’autre côté de l’histoire toujours pour l’intérêt de la nation.


A l’assemblée nationale, Jeanine Mabunda représentait pour certains députés l’ennemie de l’intérêt de la nation. Son départ au nom de l’intérêt de la nation donnera lieu à une fête de jouissance des désormais défenseurs de l’intérêt de la nation.

Je n’evoquerai pas les accusations de 3 millions de dollars portées par les députés pétitionnaires contre le bureau d’âge. Pour certains, c’est aussi pour l’intérêt de la nation. Il a bien sûr un prix à payer.

Quelques semaines après disons un mois pour être précis, chaque formation politique commence au nom de l’intérêt de la nation à exiger plus. Si certains ne jurent que par la primature au nom de l’intérêt de la nation, d’autres sont mêmes prêts à quitter le navire « intérêt de la nation » pour n’avoir pas eu gain de cause.

Selon certaines indiscrétions, un cadre d’une formation politique aurait demandé la défense, la banque centrale, le finance et l’assemblée nationale. Peut être au nom de l’intérêt de la nation.

Si pendant la période de la campagne électorale, les politiques utilisaient certains noms pour être élu, de nos jours le slogan  » intérêt de la nation » fait le travail.

Or l’intérêt de la nation serait le bien être de la population avec la répartition équitable de nos richesses, la sécurisation de la partie Est du pays, la justice pour tous, la mise en place d’une infrastructure sanitaire adéquate, la création d’emplois et l’autonomisation de la femme.

Gaëtan Magalano, journalistes et acteur social

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