Présidence du Sénat : la géopolitique et le critère linguistique disqualifient Modeste Bahati au profit de Guy Loando

 

Selon toute vraisemblance, Modeste Bahati Lukwebo pourrait manquer le fauteuil de la présidence du Sénat. Le patron de l’Alliance des forces démocratiques pour le Congo et Alliés (AFDC-A) serait disqualifié au vu de la réalité géopolitique de l’heure. La Présidence de la République étant géré par le centre (espace luba), l’Assemblée nationale pris par l’espace kongo, le Gouvernement aux swahilophones, il est cohérent et naturel que la chambre haute du Parlement revienne à l’espace lingalaphone.

Félix Tshisekedi ne peut s’en passer de cette dure réalité linguistique appliquée par ses prédécesseurs. Modeste Bahati regrette au fond de lui que sa place était bel et bien ailleurs qu’au Sénat où dans le carré rapproché du Chef de l’État, on chuchote le nom d’un certain Guy Loando. Ce sénateur, originaire du Grand Équateur, aurait tout les atouts pour succéder à Alexis Thambwe Mwamba à ce poste.

Aussi, le richissime Guy Loando, propriétaire de sa propre fondation, s’affiche de plus en plus aux côtés de Félix Tshisekedi. Tout semble indiqué que les deux hommes entretiennent des bons rapports surtout eu égard aux nombreux projets de développement auxquels s’illustre le sénateur Guy Loano à Kinshasa tout comme dans son Équateur natal.

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Politiquement, Modeste Bahati au perchoir du Sénat risque de porter ombrage à Félix Tshisekedi à l’horizon 2023. L’ancien ministre de l’Économie, on le sait caresse ses ambitions depuis le Front commun pour le Congo (FCC). Bahati a juste besoin d’un peu de moyens et une influence pour figurer parmi les présidentiables. Ce que redoute Félix Tshisekedi qui ne voudrait pas donner des munitions à ses concurrents directs pour la prochaine présidentielle.

D’une manière ou d’une autre, Bahati prendre le Sénat relève de l’impossible au vu du tableau du microcosme politique rd-congolais qui se présente actuellement. Mais toujours est-il que rien n’est impossible en politique. Voyons voir.

Rachidi Mabandu

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