Affaire Afriland : le Congo n’est pas à vendre appelle « à une réforme bancaire et à la protection des lanceurs d’alerte »

 

Dans un communiqué de presse rendu public ce vendredi 26 février, la campagne le Congo n’est pas à vendre, a appelé les autorités congolaises à procéder » à une réforme bancaire et à la protection des lanceurs d’alerte ».

Cette réaction est consécutive aux différents témoignages des lanceurs d’alerte, (deux ex-agents d’Afriland Bank cités par RFI). A en croire cette organisation non gouvernementale, « ces deux témoins ont décidé de mettre en lumière les pratiques illégales de cette institution, qui se faisaient en totale violation des règles édictées à l’échelle locale et internationale ».

Ce communiqué renseigne que, « selon les enquêtes des différents médias qui ont eu accès aux documents d’Afriland, cette banque aurait permis le retrait des millions de dollars » des comptes publics et par des personnages politics », « accordé des prêts à une société liée à l’Israélien Dan Gertler » et abrité les réseaux liés au gouvernement nord-coréen ou encore aux financiers du Hezbollah.

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En parallèle, le Congo n’est pas à vendre a rappelé qu’une enquête menée conjointement par Global Witness et PPLAAF en juillet de l’année dernière, a révélé que « Dan Gertler aurait eu recours à la banque Afriland pour contourner les sanctions américaines dont il fait l’objet », il aurait à cette fin utilisé un réseau des sociétaires écrans et des services de cette même banque.

De ce fait, le CNPAV note également que le rapport de l’ONG the sentry publié en 2020, montrait comment Afriland First Bank continuait à violer les sanctions onusiennes, européennes et américaines en ouvrant des comptes à des sujets nord-coréens.

Par ailleurs, cette organisation non gouvernementale pense que ces nouvelles révélations de deux lanceurs d’alerte à RFI mettent en exergue » comment cette institution viole consciemment les lois anti-blachiments ainsi que des nombreuses normes bancaires, mettant en péril le système financier congolais ».

Dans sa conclusion, la campagne le Congo n’est pas à vendre considère que, les faits reprochés à Afriland First Bank rappellent ceux de l’affaire BGFI Bank ainsi que le procès 100 jours, où des banques commerciales avaient été clairement remises en cause. D’après cette structure, il est maintenant temps pour que » les autorités congolaises prennent des mesures qui s’imposent pour sauvegarder le respect des normes du système financier congolais ».

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Osée Mfumfu

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