4 mars 2012 : une tragédie inoubliable pour les Brazzavillois

 

4 mars 2012- 4 Mars 2021, 9 ans jour pour jour depuis l’explosion d’un dépôt de munitions ayant coûté la vie à plus de 300 personnes faisant plus de 2000 blessés entre l’arrondissement 5 Ouenzé et l’arrondissement 6 Talangai précisément dans le quartier Mpila.

Il n’avait que 16 ans lors de ce drame, Israël Pyame témoin de l’événement relate les faits à ACTU7.

 » Lorsque cet événement tragique a commencé, je m’apprêtais pour rejoindre mes amis puisque ce jour-là c’était prévu qu’on ait match au terrain du basketball qui se trouvait juste en face du régiment blindé où les armes étaient gardées et notre résidence était non loin du lieu du drame. À la première explosion, nous étions tous curieux de savoir de quoi il s’agissait. Alors quand j’ai su que cela venait du dépôt d’armes, je me suis tout de suite enfui dans l’agitation et la panique dans l’arrondissement de Poto-poto où habitait ma tante. Malgré cela, les éclats d’obus arrivaient jusque là où j’avais trouvé abri. Ensuite j’avais décidé d’aller me cacher dans une mosquée faite des bétons lourds. C’était donc impossible qu’elle soit détruite aussi simplement et je suis resté là jusqu’à la fin de ces explosions qui ont duré près de 6 heures du temps pour rejoindre mes parents », a-t-il expliqué.


Et de poursuivre ; « J’ai perdu plusieurs de mes proches. Ceux qui étaient arrivés avant au terrain du basket, s’entraîner pour le match étaient tous morts. Quelques semaines après cette explosion, le Gouvernement avait alloué une prime de 3 Millions de Franc CFA à chaque famille touchée ».

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Israël déplore le fait que ce soutien devait être suivi d’autres actions, telles que la reconstruction des maisons ou l’indemnisation des parents des victimes. 9 ans plus tard ces promesses ne sont toujours pas réalisées.

 » Il y a toujours des contentieux et jusque-là beaucoup n’ont jamais récupéré leurs habitations reconstruites par l’État. C’est vraiment triste », a-t-il conclu.

Il sied de signaler par ailleurs que les premières années, un hommage officiel était réservé aux victimes, il y a de cela 3 ans que rien n’est plus observé.

Eurydice Nzembele

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