Le Chef de la maison civile du chef de l’Etat, Bruno Miteyo Nyenge a présidé ce mercredi 31 mars, la cérémonie de clôture du dialogue intercommunautaire, organisé par l’interpeace en collaboration avec le ministère de l’intérieur.
Ces travaux de trois jours qui se sont déroulés du 29 au 31 mars 2021 à Kinshasa étaient essentiellement axés sur la paix, la cohésion sociale et la stabilisation des moyens et hauts plateaux d’Uvira, Fizi et Mwenga (Itombwe) dans le Sud-Kivu.
Au terme de ces assises, les sept communautés qui ont pris part à ce dialogue, entre autres Babembe, Babuyu, Bafuliiru, Banyamulenge, Banyindu, Barundi et Bavira ont sollicité la mise en place
d’une structure de l’Etat qui va se charger du désarmement, démobilisation et réintégration avec des moyens conséquents et envisager une stratégie nationale de prévention et de gestion des conflits.
Ces derniers ont constaté que « malgré les efforts du gouvernement et des partenaires sur le terrain, les tensions et méfiances intercommunautaires persistent toujours ». D’où, ils estiment que la gouvernance locale est peu performante avec « une capacité très faible de répondre aux multiples préoccupations de la population et de la prolifération des groupes armés ».
En vue de réduire l’activisme des groupes armés dans les communautés du Sud-Kivu, ces communautés recommandent au Gouvernement d’identifier « les tireurs de ficelles pour qu’ils répondent de leurs actes mais aussi de
mener des enquêtes objectives pour inventorier les dégâts commis ».
Cependant, les groupes armés Babembe et les Banyamulenge se sont convenus de laisser la question de la Commune de Minembwe entre les mains du Gouvernement pour une solution favorable.
« Au terme du processus de cessez-le-feu, les groupes armés vont déposer les armes. Certains sont favorables au programme de désarmement, démobilisation, réinsertion communautaire et stabilité (DDRCS) et d’autres peuvent être éligibles à intégrer l’armée conformément à la loi », rapporte le document parvenu à ACTU7.
Ces groupes armés se sont engagés à vulgariser les résolutions issues de ce dialogue de Kinshasa et de se désolidariser des groupes armés étrangers.
Dostin Eugène Luange





