L’État de siège est entré en vigueur jeudi 06 mai dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri.
En ville de Butembo (Nord-Kivu), les mouvements citoyens et groupes de pression disent attendre beaucoup de réalisations de l’administration militaire mise en place par le Président Félix Tshisekedi, notamment pour éradiquer l’insécurité grandissante dans l’Est du pays.
La lutte pour le Changement (LUCHA) a, dans un communiqué parvenu à ACTU7.CD le même jeudi, soutenu la décision du Chef de l’État et appelle à la matérialisation des promesses sur la paix dans ce sens.
“Nous promettons notre soutien à nos vaillants soldats prêts au sacrifice suprême pour le retour effectif de la paix dans cette partie de notre pays”, lit-on dans ce document.
En plus, la LUCHA plaide pour l’encadrement juridique et politique de cette décision, mais aussi la prise en compte de ses revendications sur le remplacement de toutes les unités issues des rébellions CNDP et M23 “qui ont échoué à rétablir la paix dans l’Est”.
Par ailleurs, le groupe de pression la “Veranda Mutsanga”, l’un de plus influents de la ville de Butembo, demande que l’État de siège ne soit pas comme les opérations militaires lancées sous plusieurs noms, mais dont le fruit reste non concret. Contacté par ACTU7.CD, Chaffi Musitu, leader de ce mouvement des jeunes, dit rester optimiste face à cet État de siège.
Pour rappel, le Président Félix Tshisekedi avait décidé de mettre à la tête des provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri les militaires pour mettre fin aux violences qui ont secoué ces entités depuis plusieurs décennies.
Christopher Kambale, à Butembo





