Le volcan Nyragongo à Goma est entré en éruption le samedi dernier dans la soirée sans que l’Observatoire volcanologique de Goma (OVG) ne puisse donner une alerte afin de permettre aux populations de prendre des dispositions. Une façon de faire de cet établissement public décrié par les victimes de ce phénomène naturel du chef-lieu de la province du Nord-Kivu et ses périphéries.
Pour le Directeur de l’OVG, le manque des moyens matériels serait à la base de cette situation. Il a même évoqué l’absence de connexion internet et certains frais de fonctionnement devant leur permettre d’être au courant des mouvements sismiques du volcan Nyragongo.
Or, de l’avis de certaines sources contactées à Kinshasa, la faute incombe à l’État congolais. En effet, expliquent-elles, « la Banque mondiale a financé un projet de 2 millions USD entre 2016 et 2020 en vue de renforcer les capacités de l’OVG ». Avec ce montant, apprend-t-on, cette institution de Bretton Woods prenait en charge les frais de fonctionnement jusqu’en juin de la dernière année, c’est-à-dire 2020. Et de poursuivre : » Le Gouvernement de la RDC était informé qu’il devrait prendre le relais. Ce qui n’a pas malheureusement été fait ».
Selon le Gouvernement, le bilan provisoire de cette éruption volcanique fait état de 15 morts dont 9 de suite d’un accident de circulation, 4 personnes qui ont tenté de s’échapper de la prison de Munzenze et 2 autres personnes calcinées. Plusieurs blessés ont été également dénombrés.
Dix-sept villages dont Buhene, Katoyi et Majengo ont été touchés par cette coulée de lave détruisant à son passage des habitations et des infrastructures. Trois structures de santé, une école primaire, un abattoir et une canalisation d’eau ont été également affectés…
Rachidi Mabandu





