Kasaï-Oriental/MIBA : ASADHO accuse l’entreprise de « tribalisme », un responsable syndical le rejette en bloc

 

L’Association Africaine de Défense des Droits de l’Homme (ASADHO) a, dans un communiqué de presse datant du 09 juin 2021, dénoncé la pratique du « tribalisme » au sein de différentes entreprises dont la Minière de Bakwanga (MIBA).

Cette structure prend à titre d’exemple, le cas Claude Mianzuila, originaire du Kongo Central qui a été licencié dix-huit (18) mois après son embauche au sein de cette entreprise minière. Mianzuila jouait le rôle de consultant et ses honoraires se levaient à deux mille cinq cents dollars américains (USD 2500) le mois. Il a été licencié, selon le communiqué, lorsque « ses relations avec les dirigeants de l’entreprise se sont détériorées ».

 » En date du 29 mars 2018, il a été recruté par la MIBA, à partir de Kinshasa, comme consultant, pour l’aider à déterminer la vraie valeur du diamant, étant donné que la maffia installée dans cette entreprise donnait aux diamants la valeur inférieure à leur vrai prix. Il a travaillé pendant 18 mois pour les honoraires de 2500 USD par mois. Ses relations avec les dirigeants de l’entreprise se sont détériorées quand il a commencé à dénoncer les pratiques mafieuses dans lesquelles le directeur général était impliqué. La Direction Générale décida de mettre fin à son expertise. A ce jour, la MIBA lui doit 42000 USD à titre d’honoraires et 47.000 USD à titre d’indemnités d’attente. La MIBA ne veut pas lui payer ses droits et est incapable de le ramener avec sa famille à Kinshasa », peut-on lire dans ce communiqué.

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Aux termes des investigations menées par l’ASADHO auprès de la société civile de Mbuji-Mayi et des autres travailleurs de la MIBA, la Direction général « refuserait de lui (Claude Mianzuila) payer ses droits au motif que tout cet argent ne peut aller enrichir une personne qui n’est pas ressortissant du Kasaï-Oriental ».

Toutes ces affirmations ont reçu un coup de balai de la part du responsable du comité syndical de la MIBA qui s’en inscrit en faux. Selon Mohamed Ntumba, l’ancien consultant Claude Mianzuila avait un contrat à durée déterminée et « il n’a jamais été licencié ». Le président syndical assure que le contrat du consultant « n’a pas été tout simplement renouvelé ».

 » Claude Mianzuila était détenteur d’un contrat de six (6) mois renouvelable. Il n’a jamais été licencié, c’est tout simplement son contrat qui a pris fin et il n’a jamais été renouvelé. Les travailleurs de la minière de Bakwanga cumulent plusieurs mois d’impayement, soit cent soixante-dix (170) sont-ils ressortissants des autres provinces ? Les amis d’ASADHO doivent bien creuser pour avoir la bonne information. Ils sont loin de la réalité. L’argent de prise en charge des pensionnés MIBA vient d’être versé à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS), est-ce que ces pensionnés-là sont du Bas-Congo ou d’ailleurs ? », s’est interrogé Mohamed Febatard Ntumba.

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Claude Mianzuila continue, jusqu’à ce jour, à réclamer ses honoraires à la société Minière de Bakwanga. Le consultant est parti de la MIBA depuis fin 2019. La société MIBA autre fois poumons économique de la province du Kasaï-Oriental, est plongée dans une crise depuis près de quinze (15) ans.

Christian Ngeleka, à Mbuji-Mayi

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