L’ancien directeur de cabinet du chef de l’État, Vital Kamerhe est condamné en appel à 13 ans de prison, cette réduction de peine fait suite au verdict rendu ce mardi 15 Juin 2021 par la cour d’appel de Kinshasa-Gombe.
De son côté, l’homme d’affaires libanais, Samih Jammal a écopé de 6 ans des travaux forcés. La cour d’appel de Kinshasa-Gombe a par ailleurs rejeté la demande en réouverture des débats initiée par Vital Kamerhe mais aussi et surtout les appels de Soraya Mpiana, Hamida Chatur et cie.
Jeannot Muhima condamné en premier degré à deux ans de prison, a vu sa peine être réduite à un an et devra donc quitter la prison puisqu’ayant déjà purgé plus d’un an d’emprisonnement.
En guise de rappel, après un mois d’une procédure historique, retransmise en direct à la RTNC entre le 11 mai et le 11 juin, le procès des 100 jours avait livré son verdict. Accusé du détournement de plus de 50 millions de dollars destinés au programme d’urgence des 100 jours, de blanchiment de capitaux et de corruption, Vital Kamerhe avait été condamné à 20 ans de travaux forcés par le tribunal de grande instance de Kinshasa-Gombe. La peine de travaux forcés n’étant pas appliquée en RDC, elle équivaut à une peine de 20 ans de prison ferme.
Les juges lui avaient aussi condamné à 10 ans d’inéligibilité, qui allaient démarrer après exécution de la première peine.
Ses co-accusés, l’homme d’affaires libanais Jammal Samih, patron d’Husmal et de Samibo, deux sociétés impliquées dans la construction de logements sociaux pour le programme des 100 jours, et Jeannot Muhima Ndoole, chargé du service import-export à la présidence de la République qui était absent lors du prononcé du verdict avaient également été reconnus coupables des faits qui leur étaient reprochés. Jammal Samih a, comme Vital Kamerhe, écopé de 20 ans de prison et Jeannot Muhima Ndoole à 2 ans.
Osée Mfumfu





