Projet « Tufaulu Pamoja » : Des jeunes leaders outillés sur les instruments juridiques protégeant leurs intérêts dont la Résolution 2055

 

La session de formation sur le renforcement des capacités des acteurs clés de la mise en œuvre de la Résolution 2250 sur les instruments juridiques protégeant les jeunes a vécu à Kinshasa. Ouverts vendredi 18 juin dernier, ces travaux se sont clôturés avec faste samedi 19 juin 2021.

À l’initiative de l’Union des Jeunes Congolais pour le Changement (UJCC) et de la coordination nationale des plateformes des jeunes du projet « Tufaulu Pamoja » (entendez, réussissons ensemble), les participants à ces assises [les structures des jeunes] ont, pendant deux jours, été outillés sur les instruments juridiques qui protègent leurs intérêts, entre autres, la Résolution 2250.

« C’est dans le cadre de notre projet Tafaulu Pamoja que nous sommes entrain d’exécuter sur la jeunesse dans notre pays. Il s’avérait important que les jeunes soient formés et informés sur les intérêts juridiques qui protègent leurs intérêts, notamment la Résolution 2250, la Charte Africaine de la jeunesse mais aussi la politique nationale de la jeunesse. Enfin, les jeunes ont tous ces instruments juridiques qui sont réellement des armes qu’ils doivent utiliser pour garantir et défendre leurs intérêts », a dit à la presse Totoro Mukenge, Coordonnateur National de l’UJCC, à l’issue de ces travaux.


Selon l’initiateur du projet Tufaulu Pamoja, l’objectif est de faire entendre la voix de la jeunesse et s’assurer de la présence des jeunes dans les instances décisionnelles du pays.

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« (…) Nous voudrions que nos dirigeants de demain soient préparés, qu’ils connaissent leurs devoirs et droits. Qu’ils ne soient plus des arrivistes. Et cela passe par la maîtrise de ces notions [instruments juridiques] », insiste t-il.

Ces ateliers ont connu des moments forts. Les participants dont les jeunes se sont organisés en commission dont les travaux ont débouché à des recommandations.

•Au Chef de l’État, les jeunes ont soumis leur préoccupation par rapport à la vulnérabilité dont ils font face surtout en ce qui concerne les postes de prise de décision.

« (…) Il est très difficile pour qu’on nomme un jeune, alors que toutes les compétences requises, nous les avons. Il a été recommandé au ministre de la jeunesse qui était présent à ces assises de faire parvenir le plaidoyer de la jeunesse auprès du Premier Ministre et du Chef de l’État », fait savoir Totoro Mukenge.

•À la Représentante du secrétaire général des Nations-Unies en RDC, les participants ont recommandé à Bintou Keita, présente aussi lors de la clôture de ces travaux, que les Nations-Unies institue une structure dénommée « ONU-Jeune ».

« Puisque les jeunes voudraient que la Résolution 2250 qui est un instrument des Nations-Unies et qui est opposable à tous les États signataires, son suivi ou son application soit assuré par cette structure », renchérit t-il.

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Le Coordonnateur National de l’UJCC demande enfin à la jeunesse, principale partie prenante à cette session de formation de s’activer de façon à ce que « ceux qui sont dans les associations, ceux qui se sont engagés dans les partis politiques ou à la société civile, de militer pour qu’enfin la nouvelle génération se représente à juste valeur.

« Vous êtes sans ignorer que la jeunesse représente plus de 60% de la population active de notre pays. Démocratiquement, ça devrait être les jeunes qui devraient être la majorité dans toutes les instances de prise de décision », motive ce jeune leader.

Ces travaux ont été clôturés par Yves Bunkulu, Ministre de la jeunesse, Initiation à la nouvelle citoyenneté et cohésion nationale, ensemble avec Bintou Keita, cheffe de la MONUSCO (Mission des Nations-Unies pour la stabilisation au Congo) et tant d’autres personnalités du pays.

La Résolution 2250 en RDC est un instrument juridique qui s’articule sur 5 piliers essentiels dont la Participation (Placer les jeunes aux instances décisionnelles) ; la Protection (Respecter la convention de Genève de 1949 en matière du droit international humanitaire) ; le Désengagement (Planifier des stratégies pour la réintégration des jeunes au lendemain des conflits) ; la Prévention (Favoriser un environnement propice pour le développement des jeunes) ; ensuite le Partenariat (Accroître les moyens pour la mise en action de consolidation de paix).

Josué Mfutila

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