La République des illusionnistes (Édito)

 

Des usines à gaz couvent sur l’Olympe politique congolais où, le spectre de 2023 pressage bien de choses et annonce avant ce cap, des chocs des titans. Et, face à ces perspectives, des démiurges supposés naissent qui dans le sérail du pouvoir en place, qui dans le contre-pouvoir au sein du pouvoir qui, enfin, dans la vraie-fausse opposition de Kingakati à Faden House.

Journalistes que dis-je gratte-papiers et ou grandes gueules, véritables mercenaires, au service du meilleur client du jour! Professeurs des Universités, conseillers à la vision nombriliste. Fous du Roi béton ou de la Reine, du barbu de Kingakati ou de maman wa roho, du chairman ex Gouv ou de celui de l’empire fourmi! …Voilà, pèle mêle les nouveaux prétendants « Mazarin » des avant-postes de la pré-guerre électorale de 2023.

Non, ce n’est pas que la fin qui justifie les moyens proposés par ces derniers dans la partie d’échec qui, une fois encore et même avec le fils du père du slogan  » le peuple d’abord  » au sommet de l’État, confirme la tristement célèbre :  » la politique prime sur tout  » AU CONGO.

Car, en effet, c’est la faim.

Pas celle qu’a un congolais lambda qui loge le diable dans la poche. Non, pas du tout, ça c’est résolu pour eux. Logeant le Diable dans le cœur, en chœur, bien de ces souffleurs aux oreilles de ces  » hommes de pouvoir crisophages  » ont faim de $, de £, des nouvelles jeeps #Députés, des nouvelles maisons et qui sait des nouvelles femmes à entrenir plus elles sont belles et jeunes mieux c’est.

Des dollars frais eu en jouant aux diables auprès de leur  » St Protecteurs « , c’est en véritable Anges qu’ils se présentent à l’opinion. Qui, devant un plateau Télé (présentateur ou invité), qui devant la base deux doigts en l’air, qui comme le serpent devant Ève au jardin d’Eden en divin menteur ici devant une foule affamée mais divinement pris sous les charmes d’une illusion où l’utopie d’un Ciel sur Terre, sur la terre des Lumumba, Kimbangu, Malula et cie est promis ex nihilo.

Voilà, la théâtrale pièce à laquelle, nuit et jour, l’on assiste au pays. Aux congolais de mieux les scruter. Plusieurs de ces figures publiques adulées en ange de lumière sont en fait la pire gangrène de ce pays et cruel paradox le contrepoids des efforts des politiques de bonne volonté. Et, l’ère Fatshi aura pérennisé, énième paradox, cette triste réalité des années nonante Mobutu et des dernières années de pouvoir de Kabila. Ne faut-il pas exorciser cette République des illusionnistes ? Rideaux.

CP/Danny Ngubaa

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