La page José Makila Sumanda à la Société Congolaise des transports et des ports (SCTP) est en passe d’être tournée. Un jour après avoir été suspendu « à titre préventif », le président du conseil d’administration de l’ex-Onatra risque de perdre définitivement son poste.
A en croire une correspondance de la ministre du Portefeuille adressée au doyen d’âge des administrateurs de cette entreprise étatique, il lui est demandé de « convoquer un conseil d’administration aux fins de déléguer un administrateur dans les fonctions du Président ». Adèle Kayinda estime que cette démarche est « conforme aux prescrits des articles 483 de l’Acte uniforme relatif au Droit des sociétés commerciales et du Groupement d’intérêt économique et 22 alinéa 2 des statuts de la SCTP SA ».
Dans un arrêté signé le 15 juillet 2021, la ministre du Portefeuille a suspendu, « à titre préventif », le président du Conseil d’administration, le Directeur général et le Directeur général adjoint de la SCTP. Cette suspension entre dans le cadre des injonctions données aux ministres par le Président de la République lors d’un conseil des ministres.
Félix Tshisekedi a donc appelé chaque ministre à sanctionner tous les mandataires publics dont la gestion s’est avérée négative. Le chef de l’État s’est ainsi basé sur le rapport « catastrophique » lui présenté par l’Inspection générale des finances (IGF). Cette dernière a initié des audits dans plusieurs entreprises publiques notamment Congo Airways, OCC, Ogefrem, SONAS, SCTP, RVF, RVA…
Rachidi Mabandu





